Le gonzo est un style de cinéma pornographique inventé début des années 1990 par John Stagliano, appelé "Buttman" dans le monde du X (butt = cul et à en juger par sa filmographie, John est un sacré fétichiste du cul). Il s'associe très vite à Rocco Siffredi dans la production de films hors du commun et délirants avec des américaines et européennes magnifiques pour de la baise festive. Buttman est en personne derrière la caméra, insistant sur les gros plans, ainsi qu'au montage.
Le genre cinématographique est bien vite copié par d'autres grands noms du porno et apparaît alors le terme "gonzo vidéo" ; il répond parfaitement à la demande des chaînes de télévision et du public qui veulent de l'action !
Orgies, doubles pénétrations, anal, gang bang, pipes et éjac, avec le gonzo, on oublie le semblant d'histoire et les dialogues (excuse des couples "bien comme il faut" pour voir du sexe) et les scènes de "cul pour le cul" de plus en plus trash s'enchaînent simplement les unes aux autres.
Néanmoins, le gonzo en choque et en inquiète certains par qui il est perçu comme de plus en plus violent. Les films sont tournés en quelques jours avec des moyens bien moins importants et les producteurs attendent beaucoup plus des actrices. Elles sont confrontées à la concurrence des filles de l'Est qui s'investissent beaucoup plus dans le travail et qui, par appât du gain, sont prêtes à faire beaucoup plus de choses que les françaises.
Certaines actrices pornos s'insurgent contre cette dérive, dont Adeline Lange, présente ce dimanche 12 décembre 2004 sur le plateau de l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" sur FR3, suite à l'article de presse dans "Le Parisien" en date du 23 novembre 2004 :
Parution : Le Parisien
Date de parution : 23 novembre 2004
Auteur(s) : Karim Nedjari avec Françoise Vignolle
Thème : Médias gays
Extrait de l'article :
« Canal + me paie 27 000 € pour un film qui me revient à 100 000. Comment je peux faire ? Pour m'en sortir, je fais aussi du gonzo, reconnaît John B. Root, un des papes du porno à la française. Economiquement, c'est la grande tartufferie : la télé a besoin du porno pour vivre mais elle le sous-paie. Bientôt, il n'y aura plus rien de diffusable. Inkorrect , le film que j'ai tourné pour Canal +, a été tourné en cinq jours pour un budget de 50 000 € ! Pink TV me demande de faire du gay et me donne 1 500 € ! »