C'est un beau matin de juin que Damien m'a quittée pour une autre après 7 ans de vie commune. Ca ne marchait plus très bien entre nous depuis pas mal de temps déjà : la lassitude, comme chez beaucoup de couples de notre génération. J'étais loin d'être effondrée de notre rupture, au contraire : plutôt heureuse de retrouver ma liberté, cette liberté qu'il m'avait en quelque sorte dérobée tellement il était pantouflard et jaloux.
Bref, j'ai pu compter ce jour-là sur le soutien et l'amitié de Delphine, ma meilleure amie, qui pour "me changer les idées" m'a proposé une petite virée surprise. L'idée m'emballait, bien sûr, j'avais tellement de temps à rattraper...
Delphine, en refusant de me divulguer à l'avance l'endroit où elle m'emmenait, me conseilla de m'habiller sexy ce soir-là, ce que je fis avec plaisir en optant pour une robe rouge moulante très décolletée aussi bien au niveau de la poitrine que dans le dos. J’avais eu le coup de foudre pour cette robe un jour mais Damien la trouvait horriblement provocante et je n’avais encore jamais eu l’occasion de la mettre. Seul souci : hors de question de porter un soutif mais ma poitrine étant très ferme, ce n’était pas nécessaire. Pour le bas : un string de dentelle rouge.
Je supposais qu'elle m'emmenait en boîte : elle savait combien nos sorties m'avaient manqué et bien que je n'aie pas du tout envie de me lancer dans une nouvelle relation, j'avais besoin d'être rassurée sur mon pouvoir de séduction.
Dans la voiture, nous étions excitées comme deux adolescentes lors de leur première sortie et c'est à ce moment-là qu'elle m'avoua qu'elle m'emmenait en boîte ; une boîte certes, mais assez spéciale : une boîte érotique !
L'interrogeant pour obtenir plus de détails sur ces lieux que je n'avais jamais fréquenté, elle me confia qu'il s'agissait d'un club libertin mais que je n'avais aucune crainte à avoir. Elle me rassura sur le fait que l'ambiance était tout à fait bon enfant avec le respect de chacun et sans obligation sexuelle aucune. Elle me dit que si l'endroit ne me plaisait pas, nous sortirions ailleurs après avoir pris un verre mais elle insista sur le fait qu'il fallait que je voie "ça".
Intriguée et curieuse, quoique surprise et quelque peu "timide", je trouvais son idée assez originale. Pourquoi pas, après tout ? Tout en lui précisant bien que j'acceptais de jeter un oeil mais que "je ne ferais rien"... Comme quoi, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis…
A peine entrées, j'eus droit à une autre surprise : deux couples d'amis, que je n'aurais jamais imaginé fréquenter ce genre d'endroit, nous y attendaient ; ils n'en n'étaient pas à leur première sortie libertine ! Nous trinquâmes tous ensemble à ma "liberté retrouvée" et la robe que je portais fit sensation dans le public. C’est vrai que je faisais « assez provoc » mais ça m’excitait, j’avais l'impression de commettre un "interdit"...
J'ai très vite sympathisé avec pas mal de monde et il est vrai que le respect était de mise, ce qui me rassurait, craignant tout de même qu’un vieux cochon me saute dessus à l'improviste sans me demander mon reste. Toutes les générations étaient confondues : 20, 30, 40 et même 50 ans. Aussi bien en femmes qu’en hommes, il y en avait pour tous les goûts.
Delphine me demanda si je voulais quitter les lieux pour aller boire un verre ailleurs mais il y avait tellement de mecs mignons qui avaient attiré mon attention, sans parler de l'ambiance agréable, que ma réponse fut "non", ce qui ne manqua pas de faire pouffer de rire notre petit groupe.
Le premier, Jean-Christophe, était un habitué du club. Très sympathique, nous discutâmes une heure au moins, de tout et de rien, de sa vision du libertinage, des étapes qui nous avaient menés à fréquenter les clubs libertins : son couple, d'abord, nudiste, puis exhibitionniste, a finalement opté pour l'échangisme afin de pimenter la vie de tous les jours. Il me présenta sa femme, Yvelise, 44 ans, qui monta en direction des alcôves, main dans la main avec Steve, 23 ans.
Jean-Christophe était pas mal du tout, cultivé, doux et quand il me prit la main en me proposant de nous isoler de la foule, je le suivis. Il m'invita dans une petite cabane en bois, au bord de la piscine, dont on ferma le verrou ; j'avais accepté de le suivre pour des câlins à la seule condition d'être dans une pièce fermée, à l'abri des regards, pour que personne ne puisse venir nous déranger.
J'avais le trac : il ne m'était encore jamais arrivé de baiser avec un inconnu, une heure après l'avoir rencontré d'autant plus que je n'avais eu que mes partenaires sexuels avant Damien se comptaient largement sur les doigts d’une main.
Il faisait très doux ce soir-là. Nous nous allongeâmes sur le grand matelas qui jonchait la cabane, à proximité duquel étaient mis à disposition Domex, poubelle et préservatifs.
Avant d'ôter délicatement ma robe, il me dit que les règles étaient bien établies avec sa femme : pénétration ok mais pas de baiser sur la bouche ni de cunni. Il lui était cependant permis de se faire sucer... Ces interdits limitaient déjà les préliminaires mais j'acceptais néanmoins de me soumettre à leurs conventions parce que j’avais à présent envie, besoin, de sexe.
Nous enchaînâmes tendres baisers, en évitant la bouche, et sensuelles caresses. J'étais très excitée par la situation et je n'avais plus eu de rapports sexuels depuis des mois. Je caressais sa queue mais malgré le désir que je ressentais en lui, il ne bandait pas.
Souhaitant qu'il me pénètre, ma bouche se dirigea tout naturellement vers son sexe pour le sucer. Mes quelques ex m'avaient toujours complimentée sur ma technique de fellation et bien que j'y mette tout mon coeur, Jean-François n'eut qu'une bien piètre érection.
Après dix minutes de pipe, il me prit dans ses bras et me serra très fort en s'excusant. Il ne pouvait bander en l'absence de sa femme. Nous rejoignîmes les autres et je lui promis de garder secrète notre expérience infructueuse.
Accompagné d'un copain intéressé par Delphine, le deuxième, Steve, qui venait de se faire la femme de Jean-Christophe, nous invita à prendre un verre dans un petit salon pour faire connaissance. Au passage, Yvelise me susurra à l'oreille que Steve était un "super bon coup", et mes désirs étant restés inassouvis, j'acceptais ce verre de « l’amitié ». Très mignon également, le fait qu'il soit plus jeune que moi m'indifféra. J'avais envie de me faire baiser.
Je passais une commande pour notre quatuor au bar quand Ben me demanda une cigarette. Il ne portait qu’un appétissant boxer Dim et on lui avait volé les siennes…
Il m'observait depuis quelques minutes alors que j’attendais ma commande et son regard me fit craquer. Il était splendide, il ressemblait à un mannequin, une couverture de magazine ! Quel ne fut pas mon bonheur de voir à quel point je plaisais à tant d'hommes, qui plus est aussi séduisants.
Quel gâchis d'avoir perdu autant d'années avec Damien ; il était grand temps que je rattrape le temps perdu.
Il me charma, me séduisit, et je n'avais plus seulement envie de baiser pour me soulager, je le désirais et je voulais qu’IL me baise !
J’avais presque oublié que Steve m'attendait et vu les éloges sur ses performances, je n'avais pas envie de passer à côté d'une occasion supplémentaire.
J'expliquais sincèrement à Ben que Steve m'attendait et que dès que j'en aurais fin avec lui, je voulais le retrouver. Amusé par ma franchise, il me confirma qu'il m'attendrait au bar.
J'attirai Steve dans la petite cabane à verrou, fort heureusement libre. Lui au moins, embrassait, léchait et bandait. Il était plus que vigoureux mais je n'eus pas le temps de jouir qu'il avait déjà éjaculé.
Lui aussi s'excusa : "T’es vraiment trop bandante, j'ai pas pu me retenir. En plus, t’es très serrée et ça m'a vraiment trop excité.". Décidément, un impuissant puis un éjaculateur précoce... Ce n'était jusque là pas mon jour.
Mais Ben m'attendait au bar et il était ma dernière chance de jouir. Fidèle au rendez-vous, il me tendit un cocktail pour me rafraîchir et nous montâmes aussitôt visiter les alcôves. Je lui avais également précisé que je souhaitais être seule avec lui et il m'emmena dans une pièces très basse et très intime, toute revêtue de velours noir.
Baiser profonds, caresses voluptueuses, il était aux petits soins pour chaque parcelle de mon corps et son majeur découvrit, à mon plus grand étonnement, très vite mon point G.
Sa queue était dure et gonflée et j'appréciais énormément la qualité de son érection, son goût. Jamais on ne m'avait baisée comme ça.
Je ne sais combien de temps ont duré nos ébats, plusieurs orgasmes m'ont subjuguée. Nous aurions pu continuer des heures encore mais la jingle de fermeture du club se fit entendre au loin. Il nous fallait malheureusement en finir de ces moments de plaisir et de jouissance intenses et notre orgasme fut divin, simultané qui plus est.
Il fut dur de nous quitter tant notre excitation était puissante encore mais peut-être un jour nous recroiserions-nous, dans les alcôves de ce club.
Quand je franchis avec lui la porte de la sortie, mes amis, qui m’attendaient, sourirent et Delphine me dit en riant "Pour une qui ne voulait rien faire...".