Sable aux dunes ondulantes à perte de vue, ocres et ruines de pierres ancestrales, vallées ensevelies et couloirs sinueux labyrinthiques érodés dans la roche par les caresses du vent ensablé, le soleil encore brûlant entame sa lente descente vers l’horizon.
Cela fait maintenant trois jours que Tristan parcoure ces kilomètres infinis, luttant contre les vents et les vagues de sable qui envahissent son visage doré et légèrement brûlé par le soleil, à la quête de la Reine des Sables.
Il avait sept ans quand il découvrit par hasard une aquarelle aux tons chauds et lumineux sur l’une des pages jaunâtres d’un livre ancien et poussiéreux. Il passait des heures à consulter les nombreux ouvrages de la bibliothèque de son grand-père, l’œuvre immense de toute la vie de recherches et de savoir d’un célèbre archéologue à la brillante carrière. Comme lui, il rêvait de découvrir les civilisations ensevelies et englouties qui l’avaient bercé dès la naissance.
Le portrait de la Reine des Sables l’avait pétrifié, tellement sa beauté, sa grâce et sa sensualité l’avaient envoûté. Elle rayonnait et il ne voyait plus qu’elle : sa longue chevelure blonde et lumineuse qui tombait sur ses jolies épaules dorées, ses yeux bleus pétillants dont il ne pouvait détourner le regard, son sourire paisible et envoûtant… Où qu’il se place par rapport au portrait de la belle, c’était comme si elle le suivait de son regard insistant.
Selon l’ouvrage, elle n’était qu’une légende mais bon nombre d’hommes, envoûtés tout comme lui, avaient bravé le désert à sa recherche sans jamais en revenir. Persuadé qu’elle n’attendait que lui, il arracha la page vieillie et la garda précieusement contre son cœur. Elle hantait ses pensées jours et nuit, présente dans chacun de ses rêves ; dès l’adolescence, il se voyait à ses côtés, tous deux paisiblement allongés en une voluptueuse étreinte, comme si leurs corps ne formaient plus qu’un.
A l’aube de son 27ème printemps, il était perdu en plein milieu du désert, épuisé par le soleil, le vent, le sable et la chaleur, mais le précieux portrait de la belle qui le hantait depuis si longtemps, caressait sa poitrine et continuait à le guider entre les monts et vallées dorés.
Le soleil allait presque atteindre la ligne d’horizon quand les battements de son cœur se firent plus rapides. Il lui sembla entendre au loin la douce et enivrante mélodie d’une flûte… Au fur et à mesure du lent parcours de son chameau, la vue de Tristan devint plus floue, ses paupières clignaient en d’incessants battements de cils et un étrange brise délicatement parfumée frôla son visage, l’inondant de chaudes et délicieuses fragances jusque là inconnues de son sensible odorat.
Soudain, après une longue insufflation, Tristan ne vit plus rien ; son corps s’alourdît de plus en plus, rendant tout mouvement impossible et il chût dans le sable en un bruit lourd. Il arrivait encore à peine à bouger les doigts entre lesquels le sable doux et chaud fuyait au loin… Le vide, le voile noir, le silence, Tristan sombra impuissant dans le néant.
Au loin, une mélodie lente et suave semblait approcher : une flûte, des cordes vibrantes, des percussion étranges… un chant doux, mystérieux et envoûtant… une douce voix venue de nulle part, des chœurs sourds et apaisants, semblaient mener ou appeler à la délivrance. Une légère brise parfumée composée de musc, de vanille, de jasmin, de bois précieux et d’épices, venait à lui… Le noir passant par tous les gris, se transforma en écru, se mélangeant en une langoureuse danse ondulante de voile et de fumée à un camaïeu de doux orangers et d’ocres clairs. Tristan soulevait lentement les paupières, bercées par les percussions maintenant proches de lui ; le chant virevoltant se fit plus clair et plus précis… il naissait à nouveau.
Sa vue était floue mais il parvenait à distinguer, au fur et à mesure que la voix enchanteresse approchait, les mouvements gracieux d’une silhouette dorée et de voiles d’un bleu très pur aux lueurs d’or.
Il tenta de remuer les doigts mais il était figé à une toile écrue au gré de laquelle il flottait en de langoureuses vagues. Son corps nu était recouvert jusqu’au thorax d’un linceul de toile écrue brodée de volutes dorées, jonché de pétales de roses. Il avait été soigneusement dévêtu, lavé et parfumé. Ses joues avaient été rasées et il sentait encore de légers tiraillements sur ses pommettes brûlées par le soleil. Des pieds à la tête, il avait été huilé d’un onguent apaisant aux senteurs de jasmin. La peau dorée de son visage, de ses larges épaules et de sa poitrine musclée, invitait aux caresses et aux baisers.
Il était immobilisé mais n’avait nulle envie de bouger tellement il se sentait bien, totalement relaxé et apaisé quand le rythme des percussions auxquelles s’ajoutaient de légers tintements d’or, se fit plus régulier. La douce voix était à présent très proche de lui. Entre les vapeurs ondulantes de bâtons d’encens se consumant, elle apparut lentement aux pieds du lit. C’était elle, la Reine des Sables, Tatiana selon ses recherches approfondies. Elle était telle que sur le portrait qui avait disparu de sa poitrine dénudée : fraîche, envoûtante, lumineuse et rayonnante, belle à ne plus savoir en détourner les yeux…
Tristan était-il en train de rêver ? Que lui était-il arrivé ? Etait-il mort ? Où était-il ? Quand était-il ? Il refusait de chercher une réponse à ces questions. La « Reine des Sables » était là, à quelques mètres seulement de lui et il voulait vivre pleinement ce moment attendu depuis si longtemps…
Le corps de Tatiana était doré et huilé d’enivrantes effluves de musc et de jasmin aux riches pouvoirs aphrodisiaques. Ses longs cheveux blonds tombaient gracieusement jusqu’à la splendide croupe de ses reins ondulant de désir. Un large collier d’or minutieusement travaillé retenait un fin voile d’un bleu pur, brodé d’ors éclatants, au travers duquel se dessinaient ses seins magnifiques dont le droit était orné d’un splendide tatouage reflétant la hauteur de son rang de reine, ronds et fermes, aux tétons raides et pointus, une réelle invitation à la dégustation... Son nombril était piercé d’un splendide bijou d’or et de pierres étincelantes.
Sur ses hanches, une chaîne d’or et de breloques d'or et de pierres rares et précieuses, retenant des pans virevoltant de voile bleu et or, clinquait en un tintement sensuel rythmé au gré de ses chants envoûtants et des ondulations de son corps découvrant ça et là son mont de Vénus très soigné et épilé et sa délicate et alléchante fente royale. Le corps toujours inerte, Tristan sentait la chaleur et le désir l’envahir et son sexe durcissait de plus en plus, donnant du relief au drap brodé qui le recouvrait.
Elle dansait langoureusement autour du lit sur lequel reposait Tristan, de plus en plus troublé. Il ne savait que dire, il l’écoutait l’envoûter plus encore de sa voix mélodieuse et lentement, avec une grâce presque irréelle, elle le rejoignit sur le matelas berçant. A quatre pattes, avec beaucoup de volupté et un regard très coquin, caressant ses lèvres de sa langue sensuelle, elle ôta le drap pour caresser son corps de la chaleur du sien. Ses seins merveilleux remontaient le long des jambes de Tristan, la croupe tournoyant en de bien excitants mouvements, pour atteindre sa verge brandie vers elle et ses bourses chaudes et gonflées de désir.
Frottant son sexe humide sur son bas ventre, Tatiana remplit un verre de cristal ciselé peint de motifs étranges orangers et dorés d’une liqueur inconnue qu’elle déversa sur le corps paralysé de Tristan. Elle porta à sa bouche un peu de ce précieux liquide en lapant de sa langue chaude et gourmande son corps béni de la potion. Le mélange du liquide et de sa douce salive devenu un fluide de résurrection ravivait chaque parcelle de son corps pétrifié. Petit à petit, par ses torrides baisers et par les tournoiements de sa langue, Tristan sentait son corps se réveiller des plaisirs qu’elle lui témoignait.
Sa langue remonta jusqu’à la bouche de Tristan et s’y introduisit avec énormément de sensualité ; ce fut au tour de leurs fluides respectifs de se mélanger pour ne plus faire qu’un. Le contact de ses cheveux soyeux sur la peau de Tristan ne faisait qu’aviver son désir pour elle. Elle explorait de ses mains et de sa bouche la moindre parcelle de son corps vibrant de désir.
Les chants de Tatiana avaient soudain cessé pour céder la place à de sensuels gémissements. Lorsque Tristan sentit enfin le sang circuler jusque dans les extrémités de son corps, elle saisit ses mains pour les poser sur ses seins bien fermes. A travers le voilage, il palpa et caressa longuement ses deux magnifiques fruits bien fermes tandis que Tatiana continuait de gémir, frottant son sexe mouillé et ses fesses sur la somptueuse verge soumise et offerte à souhait, devenue encore plus dure et brûlante.
Des larmes de plaisir au contact des caresses de Tristan sur ses seins perlaient sur les joues rosies de Tatiana. Elle releva très sensuellement ses cheveux pour dévoiler une nuque appétissante qu’il avait envie d’explorer de sa bouche. Ses seins le rendaient fou et il voulait à son tour parcourir ce corps de reine dont il avait tant rêvé, de sa bouche avide de sensations ultimes. Ses mains tremblantes saisirent les hanches, la croupe et les douces fesses de Tatiana pour amener son corps sublime à lui.
Allongée sur lui, cuisses écartées, il saisit sa nuque pour la couvrir de baisers chauds et humides. Rien ne lui échappait : les lobes de ses oreilles, son cou, ses joues, sa bouche, sa langue ; il voulait la connaître profondément. Il écarta ensuite le voile qui couvrait ses seins, les saisissant en de sensuelles caresses pour les laper, en sucer les tétons raidis et bronzés, les aspirer et les mordiller délicatement.
Minute après minute, une osmose les reliait l’un à l’autre, comme s’ils devinaient la moindre de leurs pensées, le moindre de leurs désirs, comme s’ils se connaissaient depuis toujours tout en se touchant pour la première fois.
Leurs corps brûlaient des feux de l’amour et du désir ; Tatiana descendit gracieusement vers le sexe dur de Tristan ; ses seins caressaient ses jambes tremblantes de spasmes de désir jusqu’à ce que sa bouche atteigne le gland rougi qui ne demandait qu’à être cueilli, pour lui octroyer des plaisirs infimes. En le regardant droit dans les yeux afin de lire son plaisir et de lui transmettre le sien, elle commença à le caresser de sa langue ondulante. Sa main parcourait les deux bourses remplies de nectar, enserrant le fût de son pénis pour le rendre plus dur encore, tandis que sa langue devenait plus gourmande, glissant le long de son sexe énorme pour en déguster le moindre millimètre carré.
Il caressait ses longs cheveux soyeux, maintenant sa tête à proximité de son sexe et il ne pouvait retenir ses gémissements de plaisir. De l’autre main, Tatiana caressait la poitrine musclée de Tristan qui se soulevait au rythme frénétique des battements de son cœur. Elle devenait de plus en plus gourmande, sa bouche enserrant ce sexe énorme pour le sucer et l’aspirer. Bien qu’il était surdimensionné, elle parvint à l’engloutir jusqu’au fût dans sa gorge profonde.
Tristan se concentrait sur ces yeux pétillants qui le fixaient, pour retenir l’abondante semence en ébullition qui faisait gonfler ses bourses. Tatiana savait qu’il était pénible à Tristan de lui résister au cours de cette gourmande fellation tellement les vaisseaux sanguins de la verge de Tristan gonflaient au rythme des mouvements de sa tête et de sa bouche. Son sexe et ses bourses brûlaient de plus en plus. Elle voulait faire durer le plaisir le plus longtemps possible et elle avait encore beaucoup de sensations à lui offrir.
Après avoir goûté et savouré les quelques gouttes de liqueur qui s’étaient échappées de son gland, elle revint vers la bouche de Tristan qu’elle embrassa avec énormément de passion et de fougue. Ensuite, à califourchon sur lui, elle offrit à sa bouche sa fente d’amour trempée pour qu’il puisse déguster sa liqueur à son tour. Tristan saisit les fesses de Tatiana et elle écarta ses grandes lèvres pour lui offrir son clitoris en érection, ses petites lèvres et son puits aux moult plaisirs.
La langue affamée de Tristan caressa son doux mont de Vénus pour laper ensuite dans un voluptueux tourbillon chaud et humide son clitoris et ses petites lèvres gonflées. A son tour, il voulait lire le plaisir de sa belle et ne cessait de la quitter des yeux. Elle releva à nouveau ses cheveux pour les faire tomber gracieusement sur ses jolis épaules et ses mains se mirent à caresser sa splendide poitrine pour offrir un spectacle plus excitant encore à Tristan qui se délectait de sa chaude liqueur dégoulinante en introduisant sa langue au plus profond de son accueillante chatte royale. Elle serrait ses seins l’un contre l’autre en gémissant et l’une de ses mains saisit le sexe de Tristan pour lui rappeler de douces caresses. Les battements de leur cœur et leurs gémissements de plaisir infime vrombissaient à l’unisson.
Après un violent orgasme, Tatiana redescendit vers le magnifique sexe bien dur de Tristan qu’elle saisit d’une main pour le guider dans les profondeurs extrêmes de son sexe en pleine mousson. Elle se tenait bien droite, empalée sur lui, en guidant les mouvements de pénétration tandis qu’il caressait de nouveau avec beaucoup de plaisir et d’insistance ses seins durcis et son ventre haletant. Elle baissa la tête pour faire tomber sur son visage sa cascade de cheveux pour ensuite se relever brusquement en poussant un cri strident de plaisir.
Tristan amena le corps de Tatiana tout contre lui pour la serrer très fort de ses bras redevenus vigoureux en introduisant à nouveau sa langue dans sa bouche en un tumultueux baiser qui dura une éternité.
Le sexe de Tristan toujours bien au fond d’elle, ils se retournèrent pour qu’il lui fasse l’amour à son tour. Ils tremblaient, vibraient, gémissaient, enlacés et rien ne semblait pouvoir séparer leur folle étreinte. La moiteur de leur corps parfumait le lit de délicates senteurs qui les excitaient encore plus.
Nul ne sait combien de temps durèrent leurs chauds ébats amoureux car pour être aussi torrides, l’amour était né entre leurs deux âmes et leurs deux corps.
Les draps étaient trempés de leur sueur quand la noble semence de Tristan jaillit au plus profond du sexe de Tatiana. Ensemble, les yeux dans les yeux, tendrement enlacés ils avaient atteint le summum du plaisir. Ils restèrent enlacés ainsi, imbriqués l’un dans l’autre un très long moment qu’il aurait été difficile de quantifier. Leurs yeux pleuraient de la communion de cet intense plaisir partagé et ils continuaient à s’embrasser très langoureusement et avec beaucoup de volupté.
Lorsque Tristan entrouvrit les yeux, il était allongé dans un lit métallique aux draps blancs. La blancheur de la pièce était éblouissante et réchauffée par les rayons du soleil qui transperçaient les volets de bois blancs de la pièce aseptisée : incolore, insipide, inodore.
Un homme basané à l'épaisse moustache, vêtu d’un tablier blanc et d’un bonnet avança vers lui :
- Où suis-je ?
- A l’hôpital… Un groupe de nomades vous a trouvé perdu dans le désert, presque complètement déshydraté… Ils vous ont donné les premiers soins et vous ont amené ici il y a cinq jours.
- Mais c’est impossible !!! Je me suis endormi dans les bras de la Reine des Sables il y a probablement quelques heures à peine. Nous étions seuls, elle et moi dans le désert… Il y avait cette musique, ces odeurs enivrantes et du sable à perte de vue…
- Vous avez probablement rêvé, c’est fréquent en cas d’insolation grave… Et puis, la Reine des Sables n’est qu’une vieille légende… Bon nombre d’hommes sont partis à sa recherche et ne sont jamais revenus, sans doute dévorés par les rapaces en plein désert… Vous avez eu beaucoup plus de chance qu’eux d’avoir été découvert par ces nomades.
- Puisque je vous dis que j’étais avec elle, dans ses bras !
- Calmez-vous monsieur, vous êtes encore très faible. Je vous laisse aux bons soins de l’infirmière qui s’occupe de vous depuis votre arrivée ici.
Le médecin quitta la pièce et quelques minutes plus tard, l’infirmière franchit la porte.
Ebloui par la lumière du soleil qui pénétrait violemment la pièce, il ne distinguait que sa silhouette gracieuse revêtue d’un tablier blanc. Ses cheveux étaient retenus en chignon sous son bonnet d’infirmière et les mèches qui s’en détachaient étaient d’un blond doré par le soleil.
Elle s’approcha de lui en souriant ; elle avait le visage et la beauté de la Reine des Sables...