 | Frédéric de Querchezac est dans la vie de tous les jours un bel homme on ne peut plus respectable, proche de la quarantaine.
Caméraman pour une grosse chaîne de production française, il parcourt le monde derrière sa caméra, filmant les faits et gestes des nombreux acteurs et figurants qu'il est amené à rencontrer. Il aime son métier et le pratique avec énormément de professionnalisme, sachant toujours se faire discret pour ne pas perturber le jeu des marionnettes humaines dirigées par de grands metteurs en scène à qui il se dévoue entièrement.
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Menant sa carrière à deux cent pour cent, Frédéric n'a vécu que trois courtes années de mariage avec Marie. La belle enseignante a tôt fait de se lasser des longues absences de l'homme dont elle était tombée amoureuse. Marie est une jeune femme très exigente et maniaque dont la vie est réglée comme du papier à musique. Passé le portail de l'école, elle reste l'institutrice autoritaire. Par la force des choses au cours des ces trois années de vie commune, l'indépendance de Frédéric et les phobies de Marie ont amené pas mal de scènes, de plus en plus lourdes et fréquentes.
Aussi, la procédure de divorce de Frédéric a été un réel soulagement pour lui. Il n'y avait de toute façon plus aucune affection et aucun amour entre eux. Leur dernier rapport sexuel datait de Mathusalem et ils n'éprouvaient plus aucun désir l'un pour l'autre.
Le retour à la vie de célibataire de Frédéric tombait à point pour sa carrière : il avait un gros contrat de tournage aux Pays-Bas et il devrait désormais y passer deux à trois nuits par semaine pendant 6 mois minimum.
Lassé de traîner ses valises dans des chambres d'hôtels impersonnelles, ses revenus lui permettaient aisément de louer un studio ou un appartement au coeur d'Asmterdam et il dénicha un superbe studio sous le toît d'une grosse maison de maître aménagée discrètement en garçonnières pour businessmen. Du parquet au sol, des murs blancs, un salon en cuir noir et métal Le Corbusier, une salle à manger art déco, une petite cuisine américaine ultra design, une salle de bain confortable avec baignoire-jacuzzi, mobilier en bois ancien et marbre de Carrare.
Frédéric connaissait déjà Amsterdam et ses quartiers chauds pour y avoir fait un tournage sur le "Red Light District", le célèbre et torride Quartier Rouge avec ses superbes protituées en vitrine et ses sex shops, dont la boutique fetish Absolute Danny aux accessoires BDSM qui avaient retenu toute son attention. Il apprécie beaucoup cette ville aux moeurs libérées et il s'y sent bien.
 | Le monde BDSM a toujours fasciné ce caméraman doué pour le dessin. A ses heures perdues, son loisir favori est d'ailleurs de croquer des personnages issus de son imagination : des femmes dociles et soumises aux moindres volontés d'un Maître, tout l'inverse de son ex-femme... Il profite d'ailleurs des quelques jours de congé qui lui restent cette année pour croquer avec acharnement ses fantasmes et en décorer son nouveau petit nid douillet hollandais. |
Cet après-midi, il emmène ses oeuvres dans la petite boutique d'encadrement qu'il a repérée en plein centre ville : le travail est très soigné et pour le moins original. Le teintement rétro des cloches en poussant la porte lui rappelle les petits magasins de son enfance et il s'y sent tout de suite très à l'aise. Qu'elle n'est pas sa surprise quand l'encadreur qui descend les marches de l'escalier métallique en colimaçon n'est autre qu'une belle encadreuse : grande, blonde aux yeux bleus, il est immédiatement subjugué par le charme de cette pétillante jeune femme. Elle porte des cuissardes et un charmant tailleur noir dont le col et la "longueur" de la jupe dévoilent un coquin décolleté dans lequel il irait bien mettre le nez (et le reste) et de jolies jambes, longues et éfilées qui n'en finissent pas.
Troublé par l'élégance et en sensualité, il peine à ouvrir sa farde à dessins, oubliant le but de sa visite.
- Bonjour Monsieur, que puis-je pour vous ?
- Hum, bonjour Mademoiselle. Voilà, je viens de m'installer à Amsterdam et je souhaiterais faire encadrer quelques croquis pour décorer mon nouvel appartement.
- Oooh, ces dessins sont magnifiques, j'adore... Ils sont de vous ?
- En effet... Je vous remercie mademoiselle. Je suis heureux qu'ils vous plaisent. Vous êtes la première à qui je les montre.
- Hmmm, quel honneur pour moi... Vous pratiquez le bondage et les jeux de Domination/soumission ?
- Non pas extactement. Il s'agit là de mes fantasmes mais je n'ai pas encore pris le temps de les mettre en pratique. Vous semblez être une connaisseuse ?
- En quelque sorte. J'aime beaucoup le fétichisme mais aussi le monde du BDSM. J'aime assister à ces soirées hors du commun et notre ville est l'endroit rêvé pour cela.
- Hum hum... Maîtresse ou soumise ?
- Soumise...
- Intéressant... Une visite guidée de la ville et de ses quartiers chauds ne serait pas du luxe. Accepteriez-vous de me faire découvrir ce monde parallèle ?
- Ce serait avec plaisir, Monsieur... ?
- ...Maître F !
- Parfait, Maître. Une soirée "Clinic Party" aura lieu ce samedi. Accepteriez-vous de m'y emmener en laisse ? Je vous guiderais...
- D'accord, princesse. Ce sera un plaisir et un honneur pour Moi. Mais pour mes encadrements ?
- Ah oui... Et bien, je pense que l'idéal serait que je visite votre appartement afin de m'imprégner de son ambiance pour vous fournir un travail original qui colle avec votre personnalité.
- Tu fermes à quelle heure, jolie princesse ?
- 18 heures.
- Très bien, voici ma carte. Je t'attends chez moi ce soir à 19 heures.
- Je serai à l'heure Maître. Je ne vous ferais attendre pour rien au monde...
- Parfait ! A ce soir, Princesse.
On peut dire que les hollandaises sont accueillantes et peu contrariantes...
En quittant la petite boutique, Frédéric, devenu Maître F, pénètre chez Absolute Danny, l'antre fetish et BDSM de la ville. Il a bien l'intention d'être ferme avec sa première soumise et il tient à lui imposer un présent digne de leur relation. Son choix se porte sur des boules de geisha en argent et des bijoux de seins reliés par une chaîne en argent.
A sa demande, la gérante accepte gentiment de faire livrer le paquet cadeau par sa vendeuse. Frédéric s'aperçoit qu'il ne connaît même pas le prénom de sa "princesse". Il joint néanmoins au mystérieux paquet un petit mot écrit de sa main : "Sous ton tailleur, tu ne porteras aucun sous-vêtement hormis ces bijoux avec lesquels tu traverseras la ville pour rejoindre ton Maître. Sois à l'heure où tu seras punie !!!".
A SUIVRE...
