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Conseilsexe .: Histoires érotiques .: Témoignage : bisexualité n'est pas un péché

Témoignage : bisexualité n'est pas un péché



A 12 ans,ma voisine (elle en avait 3 de plus que moi) et moi avons passé plusieurs nuits ensemble chez elle ou chez moi. Nous dormions dans le même lit.

Je ne connaissais pas grand chose à la vie et au sexe (remettons-nous dans le contexte, c'était il y a trente ans et les temps ont changé ; nos enfants en savent beaucoup plus que nous au même âge).  Nous étions naïves ou plutôt j'étais naïve... car elle avait déjà de l'expérience. Mes hormones commençaient à travailler et je n'avais jamais exploré d'autre corps que le mien alors qu'elle était déjà complètement formée et plus que pulpeuse, si vou voyez ce que je veux dire... Je ne demandais qu'une chose : avoir 3 ans de plus pour arborer un aussi généreux décolleté.  Je la trouvais très jolie, sexy et attirante avec ses formes féminines et je me disais (je lui disais aussi) que si j'étais un garçon, je lui demanderais de sortir avec moi.

Ma voisine était très portée sur la chose (c'était de famille d'ailleurs ; ses parents ont toujours eu des liaisons extra-conjugales en connaissance de cause, tout le monde était au courant).  Quand nous étions seules chez elle, elle m'emmenait dans le débarras de la chambre de son frère (un affreux rouquin obsédé un peu bênet que j'ai toujours connu célibataire) : une véritable caverne d'Ali Baba remplie de revues cochonnes.

Elle était très fière de faire en quelque sorte mon éducation ; j'écoutais et je regardais attentivement.  Nous nous connaissions depuis ma naissance, nous avons toujours été amies.

Bref,nous en sommes arrivées à nous faire des bisous parce que je n'avais jamais flirté avec un garçon, que j'avais peur de mal m'y prendre et puis aussi parce qu'elle en avait envie finalement (je me souviens, même si ça ne m'a pas marqué à l'époque, que lors de nos jeux d'enfants, elle était toujours le cow boy et moi l'indienne kidnapée par "James West".  Hummm, mon premier amoureux.  Je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez...).

Elle m'a donc embrassée.  Nous étions toutes les deux dans son lit.  Une envie me brûlait les doigts : la caresser...  Le baiser fut doux, chaud et humide.  Je me souviens avoir effleuré maladroitement mais non sans arrière-pensée son sein : son téton était dur.  Elle faisait mon éducation et m'apprenait à embrasser pour me préparer à mon premier flirt avec un garçon.

Marion était une chaude : allumeuse, exhibitionniste, vicieuse...  Elle faisait sa toilette dans la salle de bain, fenêtre grande ouverte.  Elle se déshabillait dans sa chambre, rideaux ouverts.  Ses parents accusèrent les voisins de voyeurs ce qui causa maintes scènes de ménage dans le quartier.

Les chaudes soirées d'été, elle enjambait la clôture pour venir regarder la télé dans ma chambre aménagée dans le grenier, en nuisette transparente.  Elle avait quand même la décence de mettre une petite culotte mais le voile qui couvrait ses seins ronds aux mamelons marrons ne cachait rien de ses courbes désirables.  Sa tenue mettait ma mère plutôt de mauvaise humeur alors que mon père, mes deux frères et mes cousins arboraient un sourire béat.  J'étais timide, je n'osais rien lui dire mais je désirais son corps au plus profond de moi-même même si je rêvais au prince charmant, de préférence blond aux yeux bleus et du même âge que moi.

Elle me confiait toutes ses aventures, ses liaisons, et me régalait de tous les détails croustillants de sa vie sexuelle, du mec de 15 ans au riche et séduisant veuf de 43 ans, en passant par quelques uns de mes cousins et le plus grand de mes frères.

J'avais 15 ans quand elle quitta ses parents pour aller à l'unif.  Elle kotait, d'abord avec une copine puis avec un mec.  Le week-end, elle ne rentrait pas au village.  Elle préférait la capitale où elle sortait pour rattraper la liberté qu'elle n'avait pas eue à la campagne.

Elle a fait sa vie, j'ai fait la mienne.  Après un premier amour (blond aux yeux bleus...), j'en ai testé d'autres, plein d'autres.  Des flirts, beaucoup de flirts.  Mais parfois, elle m'apparaissait en rêves dans sa nuisette transparente... 

J'adorais les garçons et j'ai attendu une relation plus sérieuse pour le premier rapport sexuel.  J'avais 16 ans.  C'était... Woauuuw...  Même pas eu mal...  Du plaisir, que du plaisir auquel j'ai pris un goût certain.  Mais parfois, elle m'apparaissait en rêves dans sa nuisette transparente...

Je l'ai revue par hasard au cinéma, pas loin de chez elle.  Avec quelques années de plus, elle ne m'a pas reconnue : j'avais 18 ans 1/2 ; j'étais devenue une jeune femme BCBG, belle, coquine et sexy mais néanmoins respectée.  Je sortais avec un groupe d'amis et amies et elle nous a proposé d'aller fêter nos retrouvailles en boîte après le film.  Hyper sexy et hyper féminine, elle était toujours aussi chaude...  Elle avait un mec mais elle kotait maintenant seule, préférant "vivre libre".  Elle me proposa évidemment de passer la nuit chez elle : nous avions des tas de choses à nous raconter...

Je la regardais danser, je dansais, nous nous amusions tous comme des petits fous et je repensais à mes rêves, mes fantasmes, que je disais être de vilaines pensées...pas normales...  En même temps...quel plaisir j'en retirais...  Toutes ces inhibitions passées me semblaient à présent levées par ma majorité.

J'ai passé la nuit chez elle, avec elle.  Mon fantasme est devenu réalité : nous nous sommes embrassées, caressées, nous avons fait l'amour et nous avons joui toutes les deux.  Elle n'en n'était pas à sa première expérience avec une fille évidemment.  Une fois de plus, Marion a fait mon éducation : c'était ma première fois avec une fille et je n'aurais pas voulu que ce soit avec une autre qu'elle.

Je n'ai pas été déçue ; j'ai vraiment pris mon pied avec elle.  Je prends mon pied avec les garçons aussi.  C'est juste différent.  Je ne suis pas amoureuse de Marion, je ne l'ai jamais été, comme je n'ai jamais été amoureuse d'une autre femme et je n'ai jamais réellement fantasmé sur une autre femme non plus (inconsciemment, je devais me l'interdire, pensant que c'est mal...).  Avec Marion, c'était purement sexuel, instinctif, excitant.  Sans doute le fait de "commettre un interdit", "ne pas faire comme tout le monde".  Avec les hommes, il faut que je sois un tant soit peu amoureuse pour "coucher" sinon, le désir et le plaisir ne sont pas si intenses.

Je me suis plusieurs fois demandée si je n'étais pas lesbienne à force de fantasmer depuis tant d'années sur la même fille.  Notre expérience sexuelle m'a "rassurée", j'aime trop le corps de l'homme, sa virilité, sa vigueur, que pour m'en passer et "virer de bord".  Je n'arriverais pas à tomber amoureuse d'une fille.  J'ai envie de vivre avec un homme dont je serai très amoureuse, avoir des enfants avec lui. 

Les questions que je me suis si longtemps posées ont trouvé une réponse : je suis bisexuelle.  J'ai 23 ans et je suis avec Cédric depuis 2 ans ; je pense que c'est le bon.  Tous les deux, nous adorons le sexe, nous avons les mêmes besoins, enfin presque...

Il m'arrive parfois, quand je croise une fille dans la rue, de la trouver jolie et sexy, d'avoir envie de "m'amuser" avec elle, mais pas seule... avec Cédric.  Je n'ai encore jamais osé lui en parler.  Ca, c'est une autre affaire...  Il est assez large d'esprit et je ne pense pas que ça le dérangerait...  Il paraît que c'est le plus gros fantasme d'un mec.  C'est le mien aussi...

Val...



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