Rendez-vous dans un hôtel de luxe avec mon Maître, celui que je dois appeler Monsieur.
Sa missive... ma mission... fut brève mais on ne peut plus claire :
Ma princesse,
Mardi 14 heures, Hôtel Royal, Chambre 213.
Sous ton tailleur bleu, tu porteras une guêpière, un slip, un porte-jarretelles et des bas en dentelle blanche.
N'oublie pas les foulards !
Monsieur.
A la lecture des mots écrits de Sa plume, mes mains tremblaient, mon corps frémissait, la chaleur envahissait mes joues puis mon coeur battant à la chamade pour atteindre mon bas-ventre... Mon plus profond désir était de satisfaire le moindre de Ses fantasmes, d'être une fois de plus Sa princesse soumise...
14 heures. J'ouvre la lourde porte de chêne massif sculpté pour pénétrer dans la chambre en silence. Le silence est d'or et telle est Sa règle.
Monsieur est assis dans un fauteuil Louis XV digne de Sa majesté. Gabbardine noire, pantalon noir, chaussures noires, un chapeau, noir lui aussi, ombrant Son noble regard.
Je L'honore d'une révérence. Il allume son appareil photo numérique et je sais parfaitement ce que j'ai à faire pour Lui plaire...
 | J'ôte la veste de mon tailleur et baillonne ma bouche (silence oblige) avec le foulard qui caresse le galbe de mes seins après Lui avoir souri. Monsieur prend quelques photos puis se lève : Il caresse mon corps avec le second foulard déposé à mes pieds et attache mes mains à la tête du lit en fer forgé. Monsieur ôte mon pantalon, puis mon slip. Chaque crépitement de Son appareil me fait vibrer, m'excite plus encore... Mes cuisses sont envahies de spasmes de plaisir... de l'honneur d'être Sa princesse soumise... J'honore Sa majesté de mon nectar de dévotion... |
Monsieur me détache les mains :
- Tombe la guêpière, Ma princesse. Offre-moi ces seins qui sont Miens, ce ventre et ce sexe qui m'appartiennent !
Et je m'exécute, toujours sans mot dire, pour satisfaire mon Maître, celui que je désire si fort et que jamais je ne pourrai toucher. Douleur ou plaisir, la souffrance est ambigüe et la frustration de l'instant est la récompense de ma dévotion.
Monsieur continue Ses photos ; Sa collection privée croît de mission en mission ; je suis son "esclave-modèle", au sens propre comme au figuré.
Il caresse mon corps de ses mains gantées de cuir, sensation ultime du plaisir partagé en guise de complicité entre le Maître et l'objet de Ses fantasmes que je suis, avant de quitter la chambre.
- A très bientôt, Ma princesse.
Je sais que je dois attendre une heure entière avant de pouvoir ôter mon baillon, me rhabiller et quitter l'Hôtel Royal. Je n'ai en aucun cas le droit de me toucher, me caresser, récolter le fruit de mon plaisir/souffrance et je m'y tiens humblement. Il ne saurait d'ailleurs en être autrement, La caméra qui a filmé la mission que Monsieur m'a ordonnée étant le fidèle témoin de ma servitude.
18 heures, je reçois un mail :
Ma princesse,
Tu as été parfaite et Je suis fier de ton parfait dévouement que tu mérites une récompense.
19 heures, dentelle blanche.
Ta webcam sera branchée et tu te masturberas pour moi en regardant ces photos souvenirs.
Monsieur.