Cette semaine, Gérard avait un voyage d’affaire à Amsterdam et il m’a gentiment conviée à l’y accompagner, offre que je n’ai pu refuser, ayant furtivement appris que les Pays-Bas sont renommés pour leurs sex-shops… J’avais très envie d’un peu plus d’exotisme encore…
Une fois Gérard parti à sa première réunion, sans lui en toucher mot, j’affrontais le vent avec un foulard, un imperméable et des lunettes noires pour cacher le trouble que l’on pourrait y lire dans mon regard, afin de pénétrer en ces lieux inconnus et insolites.
Ainsi « incognito », je m’infiltrais entre les rayons achalandés de cassettes pornographiques, d’accessoires étranges aux multiples coloris et de formes variables, avant de pouvoir palper de mes mains tremblantes la lingerie sexy : des tenues transparentes aux couleurs très vives (rouge, bleu électrique, fushia), des motifs de bête sauvage, de la dentelle, du rose bonbon aussi… Un grand choix de matières également : de la soie, au voile, en passant par le latex et le cuir, ainsi que du vinyle, des chaînes, des strass et des paillettes, avec également de superbes chaussures, bottes et cuissardes, haut perchées… Difficile de choisir et mon choix se porta sur diverses parures de corps qu’avaient l’air d’apprécier les hommes seuls fréquentant cette caverne d’Ali-Baba très particulière. Les rayons étant relativement étroits, j’ai d'ailleurs senti plus d’un sexe se frotter contre moi afin de se frayer un passage.
Désirant tout essayer, je me dirigeais vers les étroites cabines de cet endroit à la température élevée qui ne donnait qu’une envie : celle de se dévêtir.
Un bel et grand hollandais à peine âgé de 30 ans, au regard ravageur, y accompagnait une splendide créature apparemment siliconée ; il me sourit lorsque je pénétrais dans ce minuscule cagibi dont le miroir n'offrait malheureusement (ou fort heureusement ???) pas une vue d’ensemble. Son amie sortait de la cabine à chaque essayage afin d’admirer son corps parfait dans l’immense miroir de la boutique mais aussi pour faire augmenter le rythme cardiaque de ce bellâtre, je pense.
N’avais-je pas également un corps parfait, même si j’étais plus âgée qu’elle ? L’envie était plus que tentante de sortir de mon petit mètre carré afin d’exposer mon corps revêtu de toutes ces tenues affriolantes pour deviner dans ce regard de braise les émotions que mon corps dévoilé pourraient procurer. Je surpassais ma timidité pour tenter une approche du grand miroir à chaque fois que « miss grosse poitrine » était en « essayage »… Ce bel inconnu, nullement timide, attardait le regard sur chaque partie de mon corps avec beaucoup de satisfaction, satisfaction qui semblait en outre se muer en désir. Le défilé fut relativement long… j’essayais tous les styles différents, faisant semblant de ne défiler que pour cet immense miroir, et pour moi-même.
Lorsque j’enfilas un body-string de vinyle rouge avec les cuissardes et les longs gants assortis, il entrouvrit la bouche, laissant glisser la langue sur ses lèvres et me souriant bien plus qu’auparavant : il semblait beaucoup apprécier cette tenue…
Sa damoiselle ayant terminé ses essayages, elle lui confia ses emplettes et quitta la boutique afin qu’il règle la note tandis que je crus comprendre qu’elle partait acheter des cigarettes.
Je laissais le rideau de ma cabine légèrement entrouvert afin qu’il puisse observer mon corps se dénuder lentement. Que m’arrivait-il ? Quelles étaient ces pulsions nouvelles d’exhibitionnisme ? Les sensations en tout cas éprouvées étaient plus qu’excitantes et je me laissais aller à mes émotions, histoire de voir si je pouvais encore séduire un homme, qui plus est, jeune et beau…
Je n’eus que le temps de me pencher vers l’avant pour ramasser un cintre avant d’ôter mon ensemble de vinyle rouge lorsque je sentis ses douces mains caresser mes fesses et son souffle dans ma nuque. Quelles riches émotions mêlées de désir et de plaisir que de faire vibrer plus encore et de se faire caresser par un magnifique jeune inconnu qui préférait ignorer furtivement sa belle… à mon âge !!!
Nous ne parlions pas la même langue mais dès l’intromission de la sienne dans ma bouche, nous nous emballèrent de vibrer aux rythmes d’ondes de désirs identiques. Très rapidement, par crainte que sa poupée Barbie ne se lasse de son retard, sans doute, il caressa fermement mes seins d’une main et mes fesses de l’autre, tout en parcourant ma nuque et ma poitrine de sa langue gourmande. Incroyablement, je me laissais faire au corps et aux pulsions de ce jeune inconnu, excitée à l’idée que sa belle pourrait nous surprendre quand nous sursautâmes lorsque la porte de la boutique. Il quitta prestement ma cabine en léchant un de mes tétons que son emballement avait découvert de ma tenue de vinyle rouge, en me souriant.
En toute quiétude, il se dirigea vers la caisse ; fort heureusement, Barbie l’attendait dehors. Je le suivis, troublée et rougissante (il en était d'ailleurs de même pour lui) afin de régler mes emplettes, empoignant distraitement et au hasard quelques articles placés ça et là sur mon passage. Son souffle excité et le mien grandissaient.
Instinctivement, je passais ma main insistante sur cette jolie paire de fesses musclées.
Dans la rue, il s’éloignait de moi, sa belle le tenant par la main, en se retournant parfois sur mon visage rafraîchi par la douce brise et souriant aux anges… J'avais une folle envie de baiser Gérard...