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A la menthe...



C'est à l'âge de 25 ans que, pour la première fois de ma vie, j'ai décidé de m'éloigner un peu de la maison de mes parents pour un autre pays... Étudiant en Littérature anglaise, j'ai obtenu une bourse pour partir dans une Université de renom du nord de l'Angleterre : je suis parti m'installer à Manchester.
Tous l'univers de la musique de ma jeunesse me remonte à l'esprit, j'ai passé tant et tant d'heures à écouter et déchiffrer les textes des "Charlatans" ou de "New Order", en imaginant les rues enneigées de cette ville; ce sera bientôt à moi d'aller toucher les murs de la "Factory", ce club mythique qui lança toute la région dans la musique. Les initiés me comprendront...

La Fac est superbe, au coeur de la ville, étalée tout du long de l'artère principale, les superbes immeubles moyenâgeux surplombant les avenues et les rues adjacentes. Les résidences Universitaires sont disséminées dans les différents quartiers de la ville, ainsi il me faut marcher vingt bonnes minutes, et traverser plusieurs parcs pour me rendre sur le campus à proprement parler. A moins que je ne m'engouffre dans un de ces superbes bus à étage aux couleurs chatoyantes (il faut bien lutter contre le fog d'une manière ou d'une autre), autrement appelé "bus impérial".

Je fais très vite la connaissance de mes camarades de classe lors des sessions d'inscriptions, et je sens le regard de beaucoup de jeunes anglaises sur mes petites épaules de français fraîchement débarqué. Si les français ont une réputation d'amants langoureux (un peu de chauvinisme ne gâche rien !), je vais assez vite découvrir que les anglaises n'ont pas froid aux yeux. Le "french lover" qui est en moi ne sait pas encore le pouvoir qu'il possède en terrain "ennemi" (souvenirs sur Jeanne d'Arc, tout ça, etc.), et le "sex appeal" est une donnée que je ne maîtrise pas le moins du monde; j'avais bien remarqué qu'en France, les étrangers qui viennent faire des études sont regardés et remarqués d'une autre façon que les gens du cru, mais aujourd'hui, c'est moi le gibier, et j'ai véritablement le pouvoir "d'être", tout simplement.

Dès la première soirée, Simon Walsh, un étudiant de mon groupe de traduction, m'invite à découvrir un peu la ville et un premier bar, le "Revolution", et la fameuse "lagger", le breuvage de base dans l'alimentation du jeune étudiant Mancunien que je suis en passe de devenir. Avec lui, une nuée de jeunes (et terriblement jolies) femmes qui virevoltent autour de lui... et du coup de moi également; alors que la température extérieure est assez basse pour ce début de mois d'octobre (nous sommes au nord de l'Angleterre, faut-il le rappeler), beaucoup d'entre elles ne portent qu'une simple - mais chic et très sexy, il faut bien l'avouer - nuisette sur une paire de jeans.

La douce Joe-Ann se trouve être la blonde du groupe. Les yeux d'un vert étonnant et les cheveux courts, sans boucle d'oreilles ni collier, elle est très naturelle, sans fard, et semble très gentille. Quelque chose d'une sensualité incroyable se dégage de cette jeune et jolie femme, et pour une fois, j'ai l'impression que cette sensualité m'est destinée. Elle n'a rien à voir avec ces camarades de troisième cycle; elle semble plus mûre, plus forte, plus déterminée que les autres demoiselles... Plus femme aussi. Moi qui suis plutôt porté sur les brunes méditerranéennes au caractère de feu, je n'attache d'habitude que peu d'intérêt aux jeunes demoiselles aux cheveux clairs descendantes des Vikings... Mais pour Joe, ce fut différent.

Dès le début de la soirée, et dans un brouhaha incroyable (ces anglais parlent très fort dans ce pub bondé où la musique hurle), elle s'est penchée vers moi pour s'enquérir de ce que je voulais boire, dans un français presque impécable, son séjour en France l'année précédente à Nantes étant encore tout frais. Me trouvant à bonne hauteur, je suis resté un peu médusé devant le décolleté superbe qu'elle me présentait, et je ne sais même pas ce que j'ai bien pu répondre.

Elle portait un petit haut débardeur blanc, sur un jean un peu délavé. Très bien tenue dans un soutien-gorge légèrement brodé dans sa partie supérieure, sa poitrine, de très belle facture, était un régal pour les yeux; je crois même avoir eu le temps d'imaginer que je me plaçais derrière elle et que je tenais l'un de ces seins avec douceur; elle s'abandonnait dan mes bras.

Simon, assis à côté de moi, attendit que Joe s'éloigne pour me filer un coup de coude, et je vis, à son oeil plissé, qu'il avait remarqué mon émois, et que je n'avais pas été très clair dans ma réponse, toute mon attention étant portée "un peu plus au sud".

-"Elle est superbe, n'est-ce pas", déclara-t-il à mon intention.
-"Elle a l'air incroyablement douce cette petite", rétorquais-je.
-"Je crois qu'elle est seule, en ce moment. Son copain n'a pas supporté qu'elle parte l'année dernière en France pour ces études, et il l'a laissé s'envoler, l'imbécile. J'ai bien l'impression que tu lui plais; tu ne devrais pas laisser filer une fille comme elle; tu sais, j'en connais des nanas dans cette Fac, mais des comme Joe, ça se compte sur les doigts d'une main atrocement mutilée... (les anglais et leur sens des formules !) Fais-moi confiance... 'Got a good feeling about this !", conclue t-il.

il faut dire que Simon est metteur en scène à ses heures perdues, et la psychologie des personnages de romans ne lui échappe que rarement... Il en est de même avec les gens qu'il côtoie. Au fur et à mesure de mes échanges avec lui, je dois avouer qu'il a toujours su admirablement cerner les personnalités, et avoir les réactions qui s'imposaient.

Me voilà donc au milieu de tous ces étudiants qui viennent des quatre coins du pays, et je ne suis pas très loin de la belle Joe, qui maintenant ne semble plus s'occuper de moi... Mon manque de tact de tout à l'heure ne doit pas y être pour rien, ou s'agit-il tout simplement de mes premières difficultés à m'insérer dans une conversation en anglais (cela ne fait après tout que quelques heures que je suis "dans le grand bain" !), toujours est-il que je ne me concentre dorénavant plus que sur les questions-réponses que je me dois de formuler pour ne pas paraître trop "étranger".

Petit à petit, les places entre Joe et moi se libèrent, et par l'entremise de Simon, qui m'observe depuis le départ, je dois me décaler pour laisser Jaimie s'asseoir à ma droite, et voilà que je me retrouve aux côtés de la belle...

Après quelques hésitations, et des regards incessants de la part de Simon, je me fais violence pour entamer une conversation avec Joe sur un terrain commun : son séjour en France, et je tente d'entretenir la conversation avec le peu de connaissances que j'ai de Nantes. Assez vite, elle me lance sur un terrain beaucoup plus riche : la musique anglaise et les groupes issus de Manchester. Nous entrons dans une conversation passionnée, et bientôt, le brouhaha qui nous entoure s'estompe à mes oreilles. Nous ne nous occupons plus que de nous deux, totalement indifférents aux éclats de rires à proximité...

Soudain, alors que ses yeux d'un vert profond m'hypnotisent, quelque chose d'insondable me pousse à lui prendre le bras sur un prétexte débile ; la surprise du contact entre nos deux peaux fut une révélation aussi bien pour elle que pour moi, et nous restâmes pantois. Nous étions loin de penser qu'une telle symbiose tactile entre nous fut possible; silencieux depuis quelques secondes (quelques minutes peut-être ?), elle porta sa douce main à mon visage et, stoppant son geste d'un coup (réflexion, doute, inquiétude ?), passa ses doigts dans mes cheveux, puis sur ma nuque. La chaleur tendre de ce contact me fit fermer les yeux, et j'eus l'impression d'être soulagé d'un mal de tête que je n'avais pas : elle m'apaisait d'une simple caresse. Notre premier contact était très prometteur, nos visages se sont rapprochés, et nous pouvions à présent en sentir la chaleur, et nos souffles se mêler.

Je crois qu'il nous fallait maintenant bien plus qu'une simple discussion dans un bar remplit d'étudiant braillant, et à moitié saouls.

-"Maybe you should take me back home now, don't you think ?", me glissa t-elle à l'oreille, d'un souffle. ["Tu pourrais peut-être me ramener chez moi, maintenant, tu ne crois pas ?"]

Sans dire un mot de plus, nous nous sommes levés, avons pris nos vestes, et après avoir lancé quelques "good-bye" lointains à ceux du groupe qui commandaient les dernières pintes avant la fermeture, j'ai tenté d'attraper la main de Joe pour mieux la suivre vers l'entrée du pub et nous nous sommes extirpés à l'extérieur.

Une fois sur le trottoir, je crois que nous nous sommes, moi comme elle, considérés d'emblée comme des amants. Ce contact furtif, ses yeux dans les miens, avaient mit le feu à nos deux âmes, et nous voulions maintenant connaître la chaleur de nos corps.

Elle me proposa d'attraper un bus pour nous rendre à son appartement, chose que j'accepta volontiers.
C'est un bus impérial de la compagnie "Stagecoach" qui se présenta au coin de la rue quelques secondes seulement après que notre décision soit prise, et il fallu courir jusqu'à l'arrêt le plus proche pour ne pas le manquer.

Essoufflés, mais soulagés d'être sortis à temps, c'est avec un éclat de rire qu'elle prit ma manche de veste pour me guider dans l'escalier qui mène au premier étage du bus. Nous nous jetons sur une banquette, l'étage est désert. Sans mot dire, elle s'approche de moi, se glisse sur la banquette encore un peu plus près, me dévisage quelques secondes, puis dépose un premier baiser sur mes lèvres restées closes. La même magie se manifeste que précédemment dans le pub : le monde n'existe plus, et nous sommes là, l'un contre l'autre. Je lui rends son baiser avant qu'elle ne libère cette légère étreinte, et nos bras se mêlent; le contact de nos deux langues est une source de picotements intenses, et lâchant mon visage, elle commence à dégrafer sa veste.

Elle s'éloigne un peu de moi, dégage de son pantalon le bas de son débardeur, et guide ma main sous le tissu, vers sa poitrine. Le contact avec la toile de son soutien-gorge va faire battre mon coeur à la chamade, j'en suis déjà bouleversé; je pose tout d'abord un pouce contre son nombril, petite fente adorable, puis ma main remonte vers son sein gauche, enfin, je presse le galbe tendre. Elle ferme les yeux.

Très vite, je décide de passer les deux mains dans son dos, m'attarde quelques secondes sur la cambrure de ses reins, la douceur de ce creux (j'imagine la blondeur du duvet qui lui donne la peau si douce, luisant dans le soleil d'un printemps complice), puis je défais le lien qui oppresse sa poitrine. Elle commence à respirer de plus en plus fort, et mordille le lobe de mon oreille. Je m'écarte à présent pour apprécier toute la forme, la douceur, la rondeur de ses seins que je trouve superbes.

Le bus continue sa route, alors que je soulève son débardeur et passe son soutien-gorge au dessus de sa poitrine pour mieux lui mordiller les tétons. C'est un goût si divin que je crois chavirer. Je lèche cette poitrine avec des élans de passion, et Joe, ma "sublime", presse ma tête contre elle et semble particulièrement apprécier la "french touch", à la vue des râles qu'elle ne peut plus contenir. Je rapproche ses deux monts pour mieux profiter de la chaleur qu'ils me procurent, en y glissant mon nez; je la respire à pleins poumons.

Puis elle me détache d'elle, et me dit :
-"Pour que notre échange "linguistique" soit fructueux, il faut que je te montre également ma technique... Do you know the "mint-job" ? [Tu connais la "pipe-qui-chante" ?]".

N'attendant nullement la réponse, elle se redresse, me lance un regard de braise, fouille dans son sac quelques instants, sort un bonbon à la menthe, l'enfourne dans sa bouche qui me manque déjà, puis se rapproche à nouveau de moi. Elle me caresse le torse, me plaque contre le dossier, et commence à faire sauter un à un les boutons de ma braguette, déformée depuis longtemps. Je m'apprête à vivre un moment d'extase orgasmique imaginant ce qu'elle me réserve (vu déjà l'effet que me font ses mains !) Elle parvient, sans difficulté et sans me faire de mal, à extraire de mon pantalon mon sexe gonflé, tout en dégustant son bonbon à la menthe.

Elle s'agenouille sur le sol du bus, et replace soigneusement son bonbon dans son papier, puis baisse les yeux et fait disparaître la longueur assez imposante de mon sexe en entier dans sa jolie bouche. Je contemple la disparition de mon membre dans ce velour, puis laisse ma tête tombée à la renverse. Le contraste de la chaleur de mon membre entouré de sa bouche menthe-réglisse : WHOUA !! Elle joue de toute sa bouche et de sa langue. Elle frotte doucement mon gland à l'intérieur de sa joue déformée, lèche le frein avec ferveur et conviction, ou en mordille les côtés; de temps à autre, sa main me masturbe gentiment.

D'une petite soufflette soutenue par un air malicieux, l'onde mentholée de son souffle enveloppe d'une fraîcheur torride mon glaive chaud et humide au sortir de son étreinte buccale, et me fait durcir un peu plus; c'est alors qu'elle m'engloutit à nouveau tout au fond de sa gorge me donnant des spasmes dans les deux jambes. Sa langue, douée pour les échanges internationaux, fait le tour de mes bourses débroussaillées pour me procurer des petites touches de plaisirs coquins. Son pouce et son index, pendant ce temps là, pressent la base du gland pour faire jouer le sang qui m'emplit en sa faveur. Des picotements de plaisirs ne tardent pas à monter dans tous mes membres.

M'agrippant par les hanches, elle transforme cette fellation "climatique" en une "masturbation buccale" : sa bouche glisse tout du long du fût de mon sexe, en ligne bien droite, pour se transformer en un fourreau très agréable, et ses cadences labiales changeantes m'approchent dangereusement de l'extase.

La pression augmente de plus en plus lorsqu'elle m'aspire fortement le gland du bout des lèvres et que sa petite main vient me caresser les bourses; l'effet est presque immédiat : cette douce chaleur sur le bout de mon anatomie la plus intime alors que la fraîcheur envahit le reste du membre me fait jaillir comme une fontaine : de chaudes et longues saccades de chaleur qu'elle reçoit en pleine bouche. Elle avale une grande partie de ma semence avec un plaisir non dissimulé, gloussant pour elle-même des petits "hummm, nice cum, my big boy".

Je me redresse pour l'embrasser, léchant le petit filet de mon jus qu'elle laisse échapper de ses lèvres charnues.

-"Your turn now, french man !", me lance t-elle en se redressant, et jetant un coup d'oeil par la fenêtre. Elle se retourne, et dégrafe son pantalon pour me présenter son postérieur. Je me sens comme poussé vers ce cul qu'elle me tend. Je baisse son jeans, avec frivolité, puis glisse de ces cuisses vers ces hanches mes deux mains sous les élastiques d'une petite culotte plutôt mignonette, et descend l'ensemble tout doucement.

Malgré la pénombre qui règne dans ce bus, je devine, au passage des lampadaires de la rue, que son petit abricot est trempé. Je pose de tendres baisers sur ses fesses douces, caresses ses cuisses, puis je tend ma langue vers sa fente luisante.

Dès le contact établi, je nous sens de nouveau "connectés" l'un à l'autre. Nous ne formons plus qu'une vibration, plus qu'un désir. Elle s'appuie contre la paroi du bus pour repousser son con contre mon nez.
J'essaie de lui présenter une langue bien plate, puis assez vite j'introduis mon majeur en elle, tout en continuant de la lubrifier de ma bouche. L'alternance joue parfaitement : mon doigt et ma bouche la comblent, travaillant quelque fois de concert à l'élargir pour une chevauchée imminente que j'imagine déjà fantastique.

-"Put two fingers, please, oui mets deux doigts, my love, continue, encore ta bouche, encore", gémit-elle maintenant.

Je m'exécute sans broncher, loin s'en faut, et soudain je réalise que je ne connais cette jeune femme que depuis 18-20 heures, et que nous sommes en train de faire l'amour dans un bus. Mais dans le même éclair de lucidité, je réalise que je ne me suis jamais aussi bien senti avec personne d'autre, et qu'elle est, sans aucun doute, la femme de ma vie.
La visitant maintenant de mes deux doigts, je lui assène de temps à autre un petit coup de langue, pendant que mon autre pouce titille son anus. Ma langue n'est pas la dernière à aimer procurer sur cet orifice mystérieux une douce agitation qu'elle semble apprécier.

-"My little 'back-door' will be yours later, darling, right ?", me suggère t-elle soudain ["Ma petite 'porte de derrière' sera à toi plus tard, d'accord?"].

Ma salive se mêle à sa liqueur, et nos goûts ne font plus qu'un. Elle se cambre de plus en plus plaquée contre la paroi, et son plaisir se fait très pressant. Je devine qu'elle se pince les tétons, et que momentanément, elle parcours son clitoris d'une main experte pour augmenter la sensation déjà présente de mes doigts.

Elle commence à jouir doucement en se masturbant sous les coups de ma main. Enfin, elle soulève la tête, et se retourne vers moi...

-"Habille-toi maintenant, nous sommes bientôt arrivés chez moi. J'ai encore beaucoup de choses à te montrer, et tu as sûrement aussi beaucoup de choses à me faire... partager, non ?!"

Et comment ! Nous avons passé une bonne partie de la nuit à faire parcourir sur nos corps des décharges électriques de bonheur agréablement entourés de bougies et de bonne musique. Je n'avais jamais connu cet état d'amour avec quiconque.

Nous avons passé l'année ensemble, elle corrigeait mon anglais, je lui faisait entretenir son français, puis nous disparaissions dans les limbes du sexe et des plaisirs variés, nos corps emmêlés, ivres de bonheur...

Je n'ai plus quitté l'Angleterre... Ni la belle Joe !



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