La jalousie est un sentiment présent dès la petite enfance. Ainsi, un enfant peut être jaloux de son frère, de sa sœur, de peur de perdre l’amour de sa mère. Ce sentiment est lié à un besoin de possession, sentiment injuste mais générateur de souffrance.
Ce sentiment peut subsister de manière plus ou moins importante à l’âge adulte et concerner l’entourage mais plus particulièrement l’être aimé.
Celui qui interroge sans cesse son partenaire pour tout connaître de son emploi du temps ne manifeste pas toujours de la sollicitude mais une jalousie très présente qui peut devenir un véritable poison dans le couple. Si la jalousie est trop présente, elle devient une négation de la personnalité de l’autre ce qui transforme le sujet en objet et le conjoint jaloux très possessif.
La femme coquette ou l’homme séducteur ne doivent pourtant pas nécessairement inspirer de la jalousie à leur conjoint. Ce n’est pas parce qu’ils aiment plaire qu’ils sont infidèles mais plutôt pour s’affirmer, se rassurer ou pour stimuler les sentiments de ceux qu’ils aiment.
La jalousie conjugale quotidienne gâche la vie de couple et si elle est trop importante, peut nuire et détruire le couple car elle peut devenir une passion destructrice qui ronge le jaloux et détruit sa victime.
Si certains sont excessivement jaloux, d’autres peuvent ne pas l’être du tout ce qui peut être interprété par le conjoint comme un manque d’amour ou d’intérêt. Or tout est une question de caractère.
La jalousie est souvent liée à la confiance, or comment avoir confiance en l’autre si l’on n’a pas confiance en soi ? Tout comme il est difficile d’aimer les autres si l’on ne s’aime pas soi-même à la base.
« On est jaloux de ce que l’on aime » ; cette expression peut sous-entendre le sentiment de possession de l’autre et la peur de le perdre mais on ne possède pas un être, chaque personne est un individu à part entière.
Ainsi, la jalousie excessive peut devenir dangereuse aussi dans le sens où à force d’accuser l’autre à tort, cela peut le mener à faire ce qu’il ne fait pas et qu’on lui reproche ; de cette manière, les reproches sont justifiés.
08/01/2004 à 18:26