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II. Clara et le sexe virtuel sur internet



Je m’installas donc à 20 heures comme prévu devant mon PC pour le rendez-vous tant attendu avec mon Prince et nous commencèrent en phrases notre rendez-vous virtuel dont je fis un copier-coller pour figer ces moments d’émoi.  Au fur et à mesure que les phrases et les mots défilaient sur nos écran, nous nous laissions aller à nos coquines pensées qui bien que coquines, restaient très courtoises et néanmoins envoûtantes.  J’avais affaire à un véritable gentleman qui avait su me séduire et éveiller en moi de profonds désirs.

 

Nous étions tous deux très excités à l’idée de brancher nos webcams mais il insista pour que nous menions auparavant un long dialogue destiné à faire durer le désir pour mieux apprécier ensuite le plaisir.

 

Après une heure de chaude séduction, nous nous décidâmes enfin à nous montrer tels que nous étions ou plus précisément tels que nous étions devenus ensemble.

Nous avions décidé qu’il serait le premier à brancher sa webcam ; il était tel que je l’avais imaginé : beau, grand, très séduisant, avec beaucoup de classe et de prestance, un véritable prince charmant.  Il portait une chemise de soie beige, dont les deux premiers boutons ouverts dévoilaient une jolie toison foncée où mes mains se seraient bien égarées, sur un pantalon de toile brun foncé et ces tons faisaient ressortir son joli teint hâlé et ses yeux verts dans lesquels je me perdais.  J’étais séduite et j’avais envie que ce corps si tentant se dévoile un peu plus.

 

Puis, ce fut à mon tour et quelle fût sa surprise de me découvrir en petite tenue ; j’avais cédé à une pulsion encore inconnue auparavant, celle de me dévoiler en lingerie fine à un autre homme que celui que j’avais épousé.  Comme moi, il n’avait connu dans sa vie qu’un seul autre corps, celui de sa femme, mais il s’était beaucoup documenté sur l’érotisme et la sexualité, ce qui n’était resté pour lui que de la théorie vu la frigidité de sa femme.  Il savait très bien que je n’étais pas une femme facile ; c’est justement ce qui l’avait séduit en moi et il fut agréablement surpris de me découvrir ainsi, offerte à lui en tenue légère.  Je lui expliquais que je m’étais laissée aller à la confiance et au respect qu’il m’inspirait mais sa galanterie et la façon dont il me séduisait avait éveillé en moi des choses jusqu’alors inconnues que je me sentais un capable de refouler, ou plutôt que je n’avais pas envie de refouler tellement ces sensations étaient agréables.

 

Il me complimenta sur ma beauté, mon élégance et ma tenue qui lui plaisait beaucoup et qui, selon lui, valorisait mon superbe corps malheureusement trop souvent délaissé.

 

Sa voix était chaude, la mienne parfois tremblante et haletante et cette chaleur, je la sentais de plus en plus forte en moi.  Il avait deviné mon trouble et déboutonna sa chemise lentement, sans doute pour que je sois plus à l’aise avec lui.

 

Je me mis à caresser son corps figé sur mon écran et il fit de même.  J’aurais aimé que nos mains traversent nos écrans et que nos caresses fussent bien plus que virtuelles.  Le désir de ce corps m’accaparait et je devinais au vu de son regard troublé et de sa respiration de plus en plus haletante qu’il ressentait les mêmes sensations que moi.

 

Il me demanda alors si j’avais envie de caresser mon corps, comme si mes mains étaient les siennes, et je rougis.  Il me dit qu’il ferait la même chose si tel était mon désir et c’est ainsi que nos mains se mirent à parcourir nos corps de plus en plus chauds.  Ses gémissements et ses douces paroles ne faisaient qu’aviver la braise qui était en moi et petit à petit, je dévoilais un sein, puis l’autre, par de douces caresses qui me firent éprouver des plaisirs jusqu’alors inconnus.  Pour la première fois de ma vie, je me masturbais, moi qui avais toujours considéré cet acte comme sale et malsain.  Je ne pus que ressentir énormément de plaisir en appréciant la douceur de ma peau, de mes seins, de mes mamelons alors en érection ainsi que l’humidité qui se dégageait de mon sexe se contractant de désir.

 

Il déboutonna alors son pantalon dévoilant ainsi un boxer Calvin Klein qui moulait parfaitement son sexe de plus en plus rigide.  Ca me changeait des slips kangourous de Gérard…  Il se mit à caresser langoureusement ce  magnifique glaive royal que je regardais grandir et durcir au fur et à mesure de ces alléchantes frictions.  Je n’avais jamais observé un sexe masculin avec autant d’attention et d’envie  et c’est tout naturellement que j’ôtas ma guépière et que ma main droite glissa dans ce string si excitant à porter. 

 

Je commençais alors à explorer lentement mon sexe, d’abord en caressant ce doux Mont de Vénus pour plus tard m’attarder sur mon clitoris gorgé de désir.  Les sensations nouvelles que je ressentis à ce moment-là furent d’une extrême intensité et mon majeur insistait de plus belle sur ce petit bout de chair qui grossissait en même temps que le beau glaive de mon prince, dont j’étais étonnée de la grande taille.  Ce ténébreux gentleman guida alors chacun de mes gestes afin que mes doigts pénètrent avec grand plaisir la moiteur de ma fente entre-ouverte de désir.  Mes mains devenaient de moins en moins tremblantes, l’une caressant mes seins après avoir goulûment sucé mes doigts pour en humecter les tétons qui appréciaient énormément ces palpations génératrices d’un tas de sensations tandis que l’autre était à la recherche de mon point G, jusqu’alors méconnu, au rythme des sons produits par la masturbation de mon Prince ténébreux et de sa chaude et sensuelle voix qui guidait mes gestes de plus en plus précis.

 

Mes gémissements se faisaient plus denses tout comme l’accélération des mouvements de cette main princière qui caressait ce glaive gorgé de plaisir et c’est au terme de longues et insistantes caresses que j’atteignis l’orgasme, guidée par cet homme qui avait lu tant de choses sur le sujet.

 

Alors que je goûtais la chaude liqueur dégagée par mon sexe, amenée vers ma bouche par mes doigts indiscrets, mon Prince jouit à son tour, m’offrant ainsi le spectacle du summum de son plaisir par l’éjaculation de cette divine semence.

 

Après s’être décrit mutuellement les sensations de plaisir et de bien-être éprouvées, nous nous quittâmes l’esprit serein et le sourire aux lèvres.  Nous n’avions nullement entaillé notre contrat de mariage, nous nous étions juste procuré virtuellement du plaisir, à 350 km l’un de l’autre.  Cet inconnu, avec douceur, patience, respect et sensualité, avait fait éclore le papillon qui sommeillait au plus profond de moi alors qu’en 14 années de vie commune, Gérard m’avait toujours considérée comme une jolie larve…

 

L’été approchait à grands pas et s’annonçait chaud…

 

A SUIVRE...



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