La période des fêtes (fêtes patronales, Noël, Nouvel An) est souvent l'occasion pour fêter l'événement, d'organiser une petite party arrosée entre collègues (conjoints non admis) au bureau, quand il ne s'agit pas d'un repas gastronomique au restaurant, dans une salle de fêtes, d'une sortie dans un bar, en boîte voire d'un week-end détente organisé par l'entreprise.
Un cocktail détonnant qui, par les tenues de fêtes avantageuses physiquement, la décompression du stress, l'alcool aidant et l'ambiance détendue, offre bien des tentations entre collègues, qu'il y ait dysfonctionnment conjugal au sein des couples respectifs ou non.
Quand on songe que l'on passe bien plus de temps avec ses collègues qu'avec son conjoint et dans des conditions différentes, il n'est pas rare que des liens, des affinités et des attirances se créent. Le bureau est l'endroit ou l'on se doit d'avoir une certaine prestance et une élégance certaine. On y est bien coiffé, bien habillé, bien maquillé (pour les dames) et on ne pense même pas à s'imaginer son ou sa collègue au lever, avec des bigoudis, un gros peignoir et des chaussettes norvégiennes, voir sur le siège des toilettes. On a d'elle ou de lui une image toujours positive qui favorise les affinités.
On peut également avoir pas mal d'atomes crochus avec certains collègues avec qui l'on se sent en confiance et auxquels on confie pas mal de choses dont parfois aussi les petits soucis conjugaux.
Lors de festivités entre collègues, il n'est donc pas difficile, l'acool, la détente et la musique aidants, de se retrouver face à la tentation. Un petit écart est si vite arrivé et il peut se limiter à des caresses, un baiser ou plus loin : à la relation sexuelle.
Que faire ? Résister, craquer, se laisser aller pour ensuite regretter ou voir déboucher l'écart d'un jour ou d'un soir sur des situations compliquées, des quiproquos, sur une aventure ou une liaison, sur une rupture ou des conflits avec les conjoints ou sur des problèmes professionnels ?
Mais il ne faut pas nécessairerement attendre une occasion de trinquer au bureau pour se retrouver dans une situation équivoque...
Voici quelques témoignages qui peuvent trouver des aboutissements différents selon l'état d'esprit des personnes concernées sans pour cela tomber dans un remake de "Liaison fatale" ou de "Harcèlement" (décidément, Michael Douglas en sait beaucoup sur le sujet) :
Didier, 38 ans.
"Quand Sophie a été engagée dans l'entreprise qui m'employait depuis des années, il s'est directement passé quelque chose, d'anodin, certes, mais qui nous a mené beaucoup plus loin. Une simple attirance physique au départ, quoi de plus naturel... Je la trouvais secrètement très belle, elle me trouvait très séduisant sans mot dire. Par le hasard des choses, au fur et à mesure de nos conversations pendant les pauses ou l'heure de table, nous avons très vite sympathisé. Petit à petit, une étroite confiance est née entre nous et nous sommes devenus amis et confidents, tout en continuant de nous plaire physiquement en secret, quoi que, ces petites choses-là se sentent, même sans les avouer... Tous deux mariés et parents, nous avons abordé plusieurs fois la jalousie quelque peu contraignante de nos conjoints alors que nous n'avions rien à nous reprocher. Au fil du temps, nous en arrivions même à aller boire un verre ensemble après le boulot, en attendant nos trains respectifs. Un soir, à la gare, après avoir fêté la Saint Nicolas en prenant un verre au bureau avec nos autres collègues, nos langues se sont quelque peu déliées. Je la trouvais très sexy avec la toilette qu'elle portait ce jour-là et nos rires complices au gré des vapeurs de l'alcool nous avaient rapprochés un peu plus encore. Sur le quai, je lui ai avoué qu'elle me plaisait énormément et qu'il m'arrivait souvent de penser à elle à la maison ; sans lui avouer que je la désirais physiquement ou que j'étais amoureux d'elle ; je ne savais pas moi-même ce que j'éprouvais exactement. Elle me répondit qu'elle ressentait extactement la même chose à mon égard et tout naturellement, nous nous embrassâmes d'un baiser coquin avant que son train ne l'emmène retrouver son foyer. Tout en éprouvant par la suite un tant soi peu de culpabilité à l'égard de nos conjoints, nous étions émoustillés par ce baiser d'adolescents qui avait ravivé nos sens et renforcé notre pouvoir de séduction et notre confiance en soi. Le lundi suivant, nous reprîmes la route du bureau le coeur palpitant à l'idée de nous revoir et de la suite des événements. Nos collègues avaient deviné notre étroite complicité et Diana ne manqua pas de dire à Sophie qu'elle avait remarqué mon petit jeu et qu'elle devait se méfier de mon côté séducteur, à mon plus grand étonnement. Un séducteur, moi ??? Je n'avais même jamais pensé à tromper Nancy. Elle ne se soucia guère de l'opinion de Diana et après n'avoir échangé que de furtifs et timides regards, nous nous retrouvâmes le soir-même sur le quai de la gare pour de fougueux baisers à pleine bouche. Après quelques semaines de caresses "innocentes" et de baisers volés, nous nous sommes retrouvés dans les sous-sols du bureau et nous avons baisé pour ne pas dire "fait l'amour" au vu de la furtivité de la pénétration. Une fois de retour à la maison, tous deux culpabilisés, n'osant regarder nos conjoints dans les yeux au vu de nos actes. Nous nous sommes téléphoné en cachette, aux environs de minuit. Elle était troublée, ma voix était tremblante. Nous regrettions sans toutefois la regretter à 100/100, cette pénétration qui avait fait de nous des amants. Elle aimait son mari, j'aimais Nancy, mais nous avions l'impression d'être tombés amoureux l'un de l'autre, l'impression que nous nous aimions aussi. J'avais un fils, elle était mère de jumelles et les yeux remplis de larmes, nous décidâmes de rester amis tout en jurant qu'il ne se passerait plus rien entre nous. Par la suite, nous avons relativement souffert de ce qu'était devenue notre relation et nous éprouvâmes tous deux un gros soulagement lorsqu'elle fut engagée par une société qui lui offrait un poste bien plus alléchant. Je n'ai plus jamais eu de nouvelles d'elle et parfois, quand Nancy et moi sommes en crise, les souvenirs de notre complicité m'envahissent mais je tente de les chasser au plus vite...".
Béatrice, 29 ans.
" Pour la Saint Eloi, Patrice allait manger au restaurant avec ses collègues masculins et féminins. Je n'étais pas conviée au repas, tout commes les autres conjoints des membres du personnel de la société. Nous étions néanmoins invités à les retrouver à 20 heures dans un bar, ce que je fis. Les échos de la musique envahissaient la rue (après des slows, des farandoles) et j'eus peine à retrouver Patrice au fond de l'établissement après m'être frayée un passage entre les corps se trémoussant et chantant au rythme de la musique entre les vapeurs de l'alcool et les fumées ténébreuses du bar surchauffé. Tandis que Carlos et ses choeurs (les collègues de mon mari) chantaient le célèbre "Big Bisou", j'aperçus Patrice en pleine danse avec Chantal, la pulpeuse secrétaire du service du personnel. Il ne me voyait pas, elle non plus et je m'approchais d'eux en souriant lorsque sous les "ordres" de Carlos, leurs lèvres se touchèrent. Ce fut comme un électrochoc pour moi : Patrice avait bu, cette splendide créature lui faisait du rentre-dedans et ils s'étaient embrassés ; peut-être était-elle sa maîtresse depuis longtemps !?! On m'avait touché en plein coeur et je souffrais. La colère, la jalousie, la tristesse, l'humiliation, le désir de vengeance m'envahirent tout à coup. J'avais ma fierté et il était hors de question pour moi d'afficher mon trouble et de faire un scandale pour me faire ensuite ridiculiser devant ses collègues et devant cette... "salope" qui voulait me voler mon mari. Je fis donc bonne figure, feignant de m'amuser tant bien que mal, jusqu'à notre retour à la maison. Une fois la porte fermée, j'ai craché mon venin et ça a fait mal : il était saoûl, j'étais enragée, j'ai pleuré toute la nuit, m'imaginant le pire tandis qu'il ronflait en "cuvant son vin". Au réveil, une discussion sérieuse s'imposa : la "salope" était une célibataire frigide qui, une fois en état d'ivresse, aguichait tous ses collègues dans le but de trouver le prince charmant. Mon mari festoyait, s'amusait, il avait bu et si leurs lèvres se touchèrent, cela se fit tout naturellement pour lui, sans arrière pensée, parce qu'il était dans l'ambiance et ne savait plus très bien ce qu'il faisait. L'ivresse avait bon dos mais il s'excusa, me demanda pardon à genoux, me jurant qu'il ne se laisserait plus jamais aller de la sorte et qu'il regrettait ce petite geste qui pour lui était parfaitement anodin et innocent. Bien que croyant sa version des faits avec toutefois une très légère once de doute, il redoubla d'attentions à mon égard, me jurant chaque jour la sincérité de son amour et implorant mon pardon. Quelques mois passèrent et à l'occasion de festivités dans une salle de fêtes, nous nous retrouvâmes nez-à-nez avec elle. Elle était de nouveau ivre et s'aggripait au cou de chaque homme qui passait en l'invitant à danser ; ils avaient plutôt tendance à la fuir. Patrice se rendit aux toilettes, elle le suivit quelques instants plus tard et mon sang ne fit qu'un tour : je me rendis, les jambes tremblantes, au même endroit qu'eux pour assister discrètement à la scène. Il était face à un urinoir et elle le suppliait de venir danser avec elle, de la prendre dans ses bras. D'un ton agacé, il lui ordonna de rejoindre les autres, de le laisser tranquille avec sa femme, de lui foutre la paix et de dégager !!! Elle sortit déçue et Patrice me rejoignit en posant un tendre baiser sur mes lèvres et en me murmurant au creux de l'oreille un doux "je t'aime" sous le regard de la bombe sexuelle défraîchie par l'alcool. Alors qu'il discutait plus loin avec un groupe d'amis, elle m'approcha et me dit que j'avais énormément de chance d'avoir un homme à la maison, qu'elle se sentait seule et qu'elle en souffrait. Je lui ai rétorqué, sûre de moi, que si elle voulait trouver un homme et le garder, il lui serait plus que nécessaire de changer d'attitude et de technique de séduction. J'avais retrouvé la dignité et la confiance de mon mari.
Zoé, 43 ans.
" Mon frère et moi travaillons dans le même hôpital : il est employé au service du personnel, je suis infirmière en maternité. Nous avons toujours été très proches l'un de l'autre et outre nos enfants, nos conjoints respectifs s'entendent à merveille. J'apprécie énormément Florence, sa femme et nous sommes de vraies amies. J'ai commencé à avoir des doutes sur la fidélité de mon frère quand Florence m'a confié la petite crise conjugale qu'ils traversaient : elle le trouvait de plus en plus distant vis-à-vis d'elle, souvent songeur et absent mentalement. Ils n'avaient plus fait l'amour depuis des mois et alors que Florence tentait de le séduire, de l'émoustiller, il prétextait le stress et la fatigue induits par une surcharge de travail et de responsabilités. Florence se posait beaucoup de questions sur ses sentiments envers elle et avouait n'avoir pas été très disponible depuis la naissance de Tristan. Cette conversation avec elle m'avait beaucoup touchée et je me fis plus attentive aux allées et venues et aux bruits de couloir dans l'hôpital, qui n'avaient pourtant jamais été ma tasse de thé. Je découvris ainsi qu'il entretenait une liaison depuis un mois avec une jeune et séduisante kinésithérapeute. Je me sentais très mal à l'aise et je regrettais ma curiosité et les confidences douloureuses que m'avait faites Florence. Je ne voulais absolument pas m'imiscer dans leur vie de couple et il était hors de question d'avouer à Florence ce que je savais, ça n'était pas à moi de le faire. J'aime Florence et j'aime mon frère et je ne voulais faire de mal à personne. Cependant, au fil des jours, les bruits de couloirs se firent de plus en plus bruyants ; Bruno et sa jolie kiné se faisaient de moins en moins discrets sur leur relation. Je ne pouvais pas rester comme ça sans rien faire, sans rien dire ; je comprenais que mon frère ait envie d'aller voir ailleurs mais de là à afficher son adultère, risquant à tout moment de faire souffrir et d'humilier sa femme, je ne pouvais le supporter d'autant que j'aurais été considérée par Florence comme complice de l'adultère de son mari. Je me suis donc décidée à aborder le sujet avec Bruno, hors de l'hôpital, loin de nos foyers respectifs, dans un lieu neutre. Je lui ai expliqué l'incertitude, le malaise et la souffrance de Florence et ce que je ressentais par rapport à sa façon d'agir, sans se cacher. Mon but n'était pas de le juger ou de lui dicter les suites à apporter à ce vilain coup de canif dans son contrat de mariage mais de lui faire ouvrir les yeux sur l'avenir et sur les conséquences que son attitude pourrait avoir sur sa femme, ses enfants, sa famille. Il m'a alors confié que la relation entre Florence et lui était fragile depuis plus d'un an déjà. Ils ne s'entendaient plus très bien, avoir parfois beaucoup de mal à se supporter au quotidien. Florence s'imaginait qu'une nouvelle naissance raviverait la flamme de leur couple à la dérive et Bruno avait espéré qu'il en serait ainsi, qu'ils seraient de nouveau amoureux comme avant, que les reproches, les disputes et la mauvaise humeur, une fois la porte fermée, disparaîtraient à jamais mais il n'en fut malheureusement rien, au contraire. La situation s'est fortement aggravée et est devenue déplorable. Bien sûr, je n'ai rien remarqué : ils ont toujours fait bonne figure lors des réunions de famille, pour leurs enfants avant tout, pour leur éviter la souffrance et les soucis qui n'étaient pas de leur âge. Mais par la force des choses, Bruno était tombé amoureux de Marie et ce fut réciproque. Il souffrait lui aussi du manque d'affection de sa femme qui le repoussait sans cesse et qui n'avait plus aucun geste tendre à son égard. Elle était fatiguée, lassée de sa vie de femme au foyer mais elle l'avait voulue ainsi et Bruno l'aidait pourtant beaucoup dans l'accomplissement des tâches ménagères. Pourtant, elle lui répondait souvent sèchement, voire avec de l'agressivité malgré tous les efforts qu'il faisait pour qu'elle l'aime à nouveau, comme le jour de leur mariage. Il se sentait seul, triste, en manque d'amour, d'affection et de tendresse. Marie combla cet énorme vide qui était en train de le détruire et ils ne purent très vite plus se passer l'un de l'autre. Cette discussion que nous avons eue, lui et moi, nous a ouvert les yeux à chacun, sur beaucoup de choses. La semaine suivante, après qu'il ait mûrement réfléchi, j'ai gardé leurs enfants le temps d'un week-end qu'ils ont passé ensemble en Bretagne. Ils ont longuement discuté, ri, pleuré, en évoquant les souvenirs du passé et le présent difficile. Deux ans plus tard, Bruno et Marie se sont mariés. Florence a rencontré un homme charmant avec qui elle voyage beaucoup et ils coulent ensemble des jours heureux. Les enfants ont très bien vécu la séparation, le divorce et la recomposition de la famille que Bruno et Florence ont organisé petit à petit, intelligemment, pour leur éviter toute souffrance et ils sont maintenant pleinement épanouis avec leur demi-frère et l'accouchement proche de Florence.
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