Un couple, des couples.
Ils s'aiment, se sont mariés pour le meilleur et pour le pire et se sont jurés fidélité.
Au début du mariage, ils se découvrent, partent à l'exploration de leurs corps, font l'amour, parfois avec une certaine réserve liée à l'éducation, aux tabous, aux valeurs strictes inculquées par leurs "modèles : les parents. Et Dieu sait qu'on préfère ne pas imaginer ses parents en train de faire l'amour.
Le temps passe, il la désire toujours profondément et a envie d'elle n'importe quand, n'importe où, n'importe comment. Pas parce qu'il ne pense qu'au sexe, parce qu'il l'aime et parce qu'il a besoin de partager avec elle des moments intenses de plaisirs charnels.
Elle entre dans le circuit du travail, du ménage, des courses. Elle donne naissance à un enfant, des enfants, et les responsabilités pèsent sur ses épaules. Elle accorde énormément d'importance à toutes les tâches et corvées quoitidiennes qui font d'elle à travers le regard des autres une "femme parfaite" et son planning bien organisé ne laisse plus que très peu de temps aux plaisirs partagés avec son mari, parce que les journées sont trop courtes, parce qu'elle est fatiguée, parce qu'elle a la migraine.
Le beau temps arrive, elle sort jupes courtes et décolletés de la garde-robe pour offrir son corps au rayons du soleil et il ne se tient plus : sa femme si sexy et toutes ces filles dans la rue, au bureau, dans les magasins, qui déambulent légèrement vêtues, leurs jolies formes bien mises en évidence...
Quand il tente une approche, elle fait semblant de ne pas comprendre, elle n'a pas le temps, elle est fatiguée, ou elle le traite d'obsédé qui ne pense qu'à son cul, qu'à la baiser ; parfois, souvent, elle se refuse à lui. Elle ne comprend pas qu'il la désire parce qu'il l'aime et qu'il la trouve belle et excitante.
Il est frustré, malheureux, il se sent seul alors que dans un couple, on est deux. Son désir de la toucher, de la caresser, de l'embrasser, devient un besoin, cette semence qui bout en lui est une cruelle torture, tout comme les refus de sa femme si sexy et la vue des filles qui croisent son chemin en ondulant les hanches.
Il ne demande pourtant qu'à renforcer leur amour en lui faisant l'amour et ses tentatives d'entamer le dialogue restent vaines.
Dur de résister quand il croise une femme qui lui sourit, qui le séduit, lui, homme, alors que la sienne repousse ses avances. Qui plus est, il culpabilise. Et on dira encore que les hommes ne pensent qu'à ça !
Et les femmes, et sa femme, à quoi pensent-elles ? Que veulent-elles ?
Si elle accepte de faire l'amour, elle préfère qu'il fasse sombre, qu'il ne voie pas au grand jour combien elle est belle. Mais se sent-elle belle ? Elle préfère l'amour classique, comme dans les vieux films : deux corps allongés, l'un contre l'autre, l'un dans l'autre en position du missionnaire et le temps presse, les journées sont trop courtes et elle doit faire sa nuit pour affronter le lendemain.
Il approche sa bouche de son sexe et elle se rétracte. Il ose à peine lui demander de caresser et d'embrasser sa queue en manque d'attentions, en manque d'affection.
Quand elle a le culot de lui annoncer qu'il lui arrive de regarder des films X seule, de s'accorder des plaisirs solitaires avec ses mains ou avec un jouet, il ne comprend plus, il se fâche. Et moi alors, est-ce que j'existe encore pour toi ? Et tu oses me dire que je ne pense qu'à ton cul ?
Elle veut mener leur barque conjugale à elle seule et se donner à lui quand bon lui semble, les rares fois où elle s'accorde le temps et l'envie, et elle coupe court au dialogue quand il l'entame, elle fuit.
Les femmes viennent de Vénus, les hommes viennent de Mars.
Vénus réfléchit trop et Mars est un peu égaré.
Pourtant, la rencontre de deux planètes produit de si majestueux feux d'artifice, de nouvelles étoiles brillant de mille et un feux dans le ciel de leur amour qu'elles ravivent...
11/12/2006 à 22:34
mars et venus un e harmonie ou une fusion ???
23/12/2006 à 02:00
cheribibi, femina et bella