Qu'on s'y attende ou pas, quand on aime, une rupture fait toujours très mal. Même si les femmes y sont généralement plus sensibles, le chagrin d'amour n'est pas seulement réservé aux Eves à en juger par l'attitude de certains hommes concernés, que ce soit dans notre entourage, dans les films, en chanson ou dans les livres.
Ceci dit, depuis toujours, beaucoup de femmes ont passé leur vie à attendre leur homme, parti à la guerre, au travail, au foot, à la pêche ou au bistrot, en vivant avec le doute qu'un jour il ne revienne pas.
Une rupture est un choc émotionnel important, source de stress intense, et chacun y réagira de manière différente selon son vécu, son éducation, son caractère, selon la manière dont a eu lieu la rupture aussi.
Le coeur et l'âme souffrent mais le corps peut en souffrir lui aussi : pleurs, perte (ou prise) de poids importante, gastro-entérite "nerveuse", boulimie, anorexie, dépendance à l'alcool, aux anti-dépresseurs, tout peut basculer.
C'est sans compter sur toutes les questions qui trottent dans la tête et sur les remises en question sur soi : qu'est ce que j'ai fait de mal ? qu'est ce que je n'ai pas fait ? Je suis nul(le), je ne vaux rien, personne ne voudra plus jamais de moi...
Les différentes réactions à un chagrin d'amour
Le refus de voir les choses en face
" Il (elle) est parti mais il (elle) devait avoir ses raisons. Il (elle) va revenir, c'est sûr. Il (elle) ne pourra pas vivre sans moi. Ca ne peut pas nous arriver à nous, c'est une petite crise, un moment difficile à passer mais nous serons bientôt à nouveau ensemble. "
L'espoir peut durer assez longtemps jusqu'au choc, quand on apprend qu'il (elle) a quelqu'un d'autre, qu'ils vivent ensemble, qu'ils vont se marier, avoir des enfants,...
Quand on se rend compte à quel point on a été aveugle, il est grand temps de retomber les pieds sur terre et de ne pas tomber deux fois dans le même pièges en continuant d'y croire en se voilant la face.
L'indécision
L'autre est parti(e) ; on se sent seul(e), perdu(e), abandonné(e) et il est dur de remonter la pente. Petit à petit, on y arrive, tout en gardant néanmoins une certaine fragilité, même si on a refait sa vie avec un(e) autre.
Puis un beau jour, il (elle) revient frapper à la porte et là, on est perdu(e) de nouveau parce que l'on n'a pas complètement fait son deuil de la rupture et on ne sait plus très bien comment réagir : le (la) chasser ou le (la) reprendre ?
Cruel dilemne qui laissera des cicatrices.
La dépendance
Certaines personnes sont prêtes à tout pour garder l'autre à n'importe quel prix, au prix de devenir l'ombre de son ombre, d'accepter tout et n'importe quoi, de ramper aux pieds de l'autre, en bref de devenir soumis, esclave de l'autre, parce que l'on ne s'imagine pas respirer et vivre sans lui.
La dépendance devient telle que l'on vit dans la souffrance, l'attente, l'alternance de disputes et de réconciliations, en perdant toute estime et tout respect de soi : une forme de masochisme.
Le harcèlement
Autre forme de dépendance, certaines personnes trop "accros" harcèleront celui (celle) qui la quitte au téléphone, au bureau, à son domicile, en le (la) suivant, en lui offrant des cadeaux pour tenter de le (la) récupérer.
D'autres iront même jusqu'à lui faire du chantage en menaçant de se suicider ou en simulant une tentative.
Il s'agit ici de nouveau d'une perte de l'estime et du respect de soi en s'humiliant de la sorte mais également d'un manque de respect de l'autre en voulant le "reposséder".
Mais on ne possède pas quelqu'un et ce genre de réactions peut provoquer chez l'autre dégoût, lassitude, fuite,...
S'il revient malgré tout par crainte d'avoir à porter la responsabilité du suicide de l'autre, la relation de couple ne sera de toute façon plus jamais pareille.
Menaces, chantage et pitié ne s'accordent pas avec couple et amour.
La vengeance
...est un vilain défaut.
Il( elle) décide de rompre. Ca fait mal, très mal. Alors vient l'envie de le (la) faire souffrir à son tour, en sortant avec quelqu'un qui lui est proche son ou sa meilleur(e) ami(e) par exemple, pour titiller sa jalousie.
S'il s'agit d'une relation extra-conjugale, certains (certaines) se vengent en mettant le conjoint au courant de la liaison.
Puis, au niveau vengeance, il y a aussi les plus petits "délits" comme crever les pneus de sa voiture, faire acte de médisance dans son entourage,...
Pas joli joli, tout ça et ça ne le (la) fera pas revenir, au contraire...
Comment surmonter une rupture
Retrouvez-vous
On peut, et le besoin se fait souvent sentir, confier ses déboires et sa souffrance à une personne proche (ami(e), famille,...) qui peut ne pas être objective, surtout si l'on ne donne que sa propre version des faits en omettant ses propres responsabilités dans la rupture.
Mais la souffrance est interne et essentiellement psychologique et le mieux est de consulter un thérapeute (conseiller conjugal, psychologue, psychiatre) dont c'est le métier, ce qui ne veut pas dire que l'on est fou (folle). Le fair de se confier à un thérapeute qui est à l'écoute et n'a pas pour rôle de juger mais d'aider, permet de reprendre confiance en soi. Le thérapeute travaillera donc la confiance en soi, la revalorisation et l'estime de soi. A travers l'histoire vécue, il travaillera avec et sur la personne elle-même, pour l'aider à analyser objectivement la situation, son propre rôle et à éviter de recommettre les mêmes erreurs.
La rupture si elle fait mal quand elle est fraîche, peut ouvrir les yeux sur un tas de choses, changer le sens de la vie, la philosophie, ne devenant plus un échec mais une épreuve qui peut apporter une sorte d'évolution, de maturité.
Laissez le temps au temps
Le temps est un bon allié pour panser les blessures.
Le dicton ne dit-il pas "Loin des yeux, loin du coeur" ? Pas évident de compter la dessus si on est collègues, l'ambiance au travail va devenir plus que lourde, et quand on a encore l'obligation de se voir pour la garde des enfants.
A éviter : regarder les albums photos des bons moments passés ensemble, retourner sur des lieux souvenirs de moments inoubliables partagés,...
Appelez vos amis
Ne restez pas seul(e) à vous lamenter sur votre sort. C'est le moment d'appeler vos amis, vos proches, votre famille, sans trop les envahir non plus car ils font leur vie de leur côté. Ceux qui vous aiment réellement ne vous laisseront pas tomber mais gare aux déceptions car ils peuvent s'avérer rares...
Changez
De lieu
Vous ne formez plus un couple avec l'autre, votre situation change et c'est une nouvelle vie qui commence : adaptez-vous pour votre bien-être.
Plus envie de le (la) croiser dans la rue, de repasser devant le petit café où vous vous êtes connus, d'affronter le regard des autres, ceux qui savent, ceux qui ont pitié, ceux qui rient de votre douleur, ceux que vous fréquentiez ensemble et qui ont choisi son camp ? Si vous avez la possibilité de le faire et si vous n'êtes plus attaché au lieu où vous avez vécu ensemble, qui vous empêche d'aller vivre ailleurs et de vous délocaliser pour une autre région, un autre pays, un autre continent ? Vous être libre !!!
De déco
Si vous gardez le domicile conjugal, dur dur de se retrouver seul(e) là où l'on a vécu à deux, voire plus avec les enfants, dans les décors, les meubles, les bibelots que l'on a choisi ensemble.
C'est le moment de relooker votre intérieur pour créer votre petit cocon à vous ; vous aurez tous pouvoirs de décision quant à la couleur du papier peint et au motif des tentures...
De look
Reprenez confiance en vous, ne vous laissez pas aller. C'est le moment de vous faire plaisir et de vous sentir bien dans votre peau : faites du shopping pour renouveler votre garde-robe, changez de coiffure, de lunettes, vous rêviez d'un tattoo, d'un piercing ? Foncez...
De mode de vie
Vivez pour vous, faites tout ce que vous n'auriez pas eu l'occasion de faire avec lui (elle) : sport, voyage, clubs, hobby, sorties, soirées entre garçons (filles),...
Profitez du moment présent car chaque jour qui passe ne reviendra pas et les années passent vite !