Le sujet a déjà été évoqué plusieurs fois dans certains articles de www.conseilsexe.com.
Les médias, les clips vidéos, le cinéma, la pub et le milieu artistique ne cessent de nous bourrer le crâne avec les stéréotypes de beauté féminine à travers ces modèles de jeunes sirènes, la plupart du temps retouchées par le maquillage et la chirurgie.
Elles véhiculent l'image de la femme éternellement jeune et mince, aux mensurations dites "parfaites" (selon les critères de notre époque), une image principalement axée sur la séduction, la dépendance et la passivité. Sois belle et sexy et tais-toi !
Le RQASF, le réseau québécois d'action pour la santé de la femme, soutenu par les comédiennes Nathalie Gascon et Sylvie Léonard ("Un gars, une fille"), dénoncent ces stéréotypes qui incitent de nombreuses femmes à avoir recours notamment à la chirugie esthétique, sans parler des régimes amaigrissants et des compléments alimentaires, pour entrer dans les critères des "canons de beauté contemporains".
Sylvie Renard considère cela comme un dangereux recul pour l'autonomie et le développement sain des femmes et elle a raison. Elle sonne l'alarme, constatant avec stupéfaction cette hypersexualisation dans les cours de récré d'écoles primaires où les petites filles sont fashion victims de l'hyperféminité avec les cheveux colorés et les vêtements. Le look, toujours le look !!!
Quant à Nathalie Gascon, elle a reçu le conseil "amical" (je dirais plutôt une forme de pression cruelle et humiliante) de faire remonter ses paupières tombantes !!!
Quant on sait qu'en Amérique du Nord, 95 % des femmes ne correspondent pas aux normes de beauté, le RQASF a de quoi se mobiliser en incitant les médias à changer l'image de la femme actuelle en restant conforme à la réalité et basés sur la diversité.
La libération de la femme et l'égalité des sexes sont véritablement en régression et il est grand temps de prendre conscience du problème : la femme n'est pas objet ! La femme a le droit de s'accepter et de s'aimer telle qu'elle est, avec ses différences, et de ne pas se détruire psychologiquement et physiquement en voulant entre dans le moule des canons de beauté artificiels et irréalistes. Elle a le droit, tout autant que l'homme, au bien-être et au respect.