Le GHB (acide gamma hydro butyrique) est un produit utilisé à la base pour les anesthésies générales, très proche du GABA, un inhibiteur puissant du système nerveux commes les benzodiazépines (tranxène, rohypnol, xanax, témesta,...).
Ces molécules ont pour effet de calmer l'excitation et de déshiniber les personnes angoissées. A fortes doses, ces produits agissent comme un sédatif.
Le GHB, augmentant le taux d'hormones de croissance, est utilisé par de nombreux bodybuilders pour muscler plus rapidement en pratiquant le fitness.
Cette molécule est malheureusement utilisée illégalement par des esprits peu consciencieux de manière préméditée à l'insu de leurs victimes. Les hommes y voient une forme de stimulation sexuelle et les femmes, dans le verre desquelles la substance est déversée, se déshinibent pour une sexualité exacerbée dont elles gardent rarement des souvenirs, les amenant dans certains cas à être victimes de viol collectif.
Le GHB n'est pourtant considéré ni comme une drogue, ni comme un aphrodisiaque. Il agit, comme beaucoup de médicaments, sur le système nerveux central et comme tout médicament, il est dangereux de jouer au pharmacologue avec les dosages de ce produit utilisé à des fins d'abus sans le consentement des victimes.
Le phénomène est-il nouveau ?
Oh que non. Les "philtres d'amour" ont toujours existé sous forme de boissons, d'onguents ou de poudres, à base de plantes aux vertus bien connues de nos jours comme la belladone, la stramoine ou encore la mandragore.
Ces philtres ne permettaient bien sûr pas de rendre amoureuses les victimes qui déjà en consommaient à leur insu, mais provoquaient chez elles un état de confusion, d'excitation ou de faiblesse permettant d'abuser de leur corps.
Charles IV, Roi de France, est d'ailleurs décédé suite à un mauvais dosage du philtre d'amour que lui a fait boire sa femme, la Duchesse de Clèves !