La perte de l'être aimé et un chagrin d'amour peuvent réellement "briser le coeur", au sens propre comme au figuré !
Des chercheurs de l'université de Baltimore ont en effet découvert qu'un stress important, comme la perte d'un être cher, peut provoquer des dysfonctionnements cardiaques.
Les cardiologues reprennent cette cardiopathie de stress sous le terme de syndrome du "coeur brisé" tant évoqué à travers le temps par les poètes.
Les symptômes sont ceux d'une crise cardiaque : le phénomène s'explique par l'élévation des taux d'hormones de stress contractant les vaisseaux sanguins et affectant de la sorte la fonction cardiaque.
N'étant pas sans risque, le syndrome du coeur brisé est tout à fait guérissable grâce aux traitements adéquats et les effets sont parfaitement réversibles après deux semaines.
Constatation étrange au niveau de la prise de sang des personnes atteintes du syndrome du coeur brisé : le taux d'hormones, d'adrénaline surtout, est trois fois plus élevé que chez les personnes ayant subi une attaque cardiaque et entre 7 et 34 fois plus élevé par rapport aux personnes en bonne santé !!!
Constatation également étrange : les femmes (surtout à l'âge de la ménopause) seraient beaucoup plus touchées que les hommes par le syndrome du coeur brisé.
En cause : les femmes ne réagiraient pas de la même manière que les hommes face au stress et cette sensibilité serait liée aux hormones et aux liaisons nerveuses du cerveau et du coeur.
Les chercheurs s'interrogent quant à l'influence des hormones sexuelles sur les hormones de stress mais le mystère plâne toujours.
L'égalité des sexes reste décidément un leurre, surtout au niveau médical.